Interviews:

Interview: Félix Barjou

Ecrit par BKsR le 29 avril 2012
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J’aime de temps en temps dénicher des jeunes talents dont le nom commence à bien circuler sur la toile.
Direction Bordeaux (oui j’avoue que je ne vais pas trop loin cette fois-ci) où nous avons rencontré Félix Barjou (aka The Cat).
Ce photographe nous offre, à travers son travail, un univers plein de fraicheur et d’inventivité.
Un artiste à suivre de très près.

Comme toujours, je donne les liens indispensables: son site officiel ainsi que sa page Facebook.

Salut Félix! Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

Bonjour je m’appelle Félix Barjou, j’ai 23ans et j’habite a Bordeaux. Cela fait 5 ans que je fais de la photo et à peut près 2 ans que j’en vis.
Je me suis perfectionné dans les Antilles néerlandaises (sint maarten) où j’ai pu apprendre avec de grands photographes. Ils m’ont aidé dans la maitrise de la lumière et des techniques. Je suis de retour en France depuis 1 an et demi.

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Depuis plus ou moins le début. J’ai toujours aimé les photos au flash déporté, pour la maitrise de la lumière et toutes les possibilités! Je suis accroc au strobisme.

Quel matériel utilises-tu principalement?

Je travaille avec un Nikon D300, un 18-70 transtandard (rarement) un 50mm f1.4, un 60mm f2.8 macro et un fisheye 8mm samyang. En ce qui concerne les flashs, j’ai un SB900 et 2 Metz AF 50 que je déporte avec des petits Cactus V5, le tout monté sur pied avec parapluies, softbox 60×60 et gélatines de couleurs.

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

Photoshop CS5 et aussi le très bon plugin Color Efex Pro

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

J’aime beaucoup le style décalé, jouer sur la mise en scène, la lévitation, donner un sens a mon image.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Je me suis beaucoup inspiré de David Lachapelle, Dave Hill et tous les grands de la mise en scène.

Où puises-tu ton inspiration ?

Je puise mon inspiration autour de moi, dans mon imagination et mes idées bizarres et bien sûr en navigant aussi sur la toile.

Des projets en cours?

J’ai une expo que je reprends qui se nomme « Gravity » sur la lévitation, suite à ma série de l’année dernière « one day, one jump » et quelques autres idées me traversent l’esprit.

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Pour cette image j’ai utilisé trois flashs, un sur une girafe avec softbox de face et deux en rim light de chaque coté pour les reflets.

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

Les réglages sont 1/200s, f5.6, 100ISO et bien sur en RAW. Le flash de face à 1/4 et les deux du fond à 1/8.
J’ai choisi ces réglages pour avoir un fond bien noir en extérieur et pour éviter d’utiliser les flashs à pleine puissance.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

Pour cette photo la plus grande difficulté était vraiment la prise de vue, avec des collègues de chaque coté qui envoyaient de la farine. Il fallait capturer le moment précis pour avoir un bon résultat, et par -3C° … c’est pas vraiment évident.

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?

J’ai fait un traitement simple: une retouche de base sur le visage et une teinte un peu rose pour la fumée avec les couleurs sélectives.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

Peut être le cadrage un peu trop haut et la position de l’épaule du modèle et j’aurais peut être fait avec un fond de ville et de beaux bokehs

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

De faire des essais, apprendre a connaitre votre lumière et vos réglages pour obtenir le meilleur de vos photos et surtout d’être créatif.

Un dernier mot pour la fin ?

Rigolez, amusez vous, regardez autour de vous et surtout faites le ressentir dans vos photos.

Merci Félix :)


Interview: Little Shao

Ecrit par BKsR le 10 février 2012
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Ça faisait déjà quelques mois que ce photographe était dans ma ligne de mire.

Little Shao est un photographe autodidacte spécialisé dans la danse urbaine. Son style et son domaine font de lui une référence dans le milieu.

Aujourd’hui Little Shao affiche un curriculum vitae très alléchant. En effet, ce jeune prodige a travaillé avec les chorégraphes de Michael Jackson, Madonna, Mariah Carey, Usher, Justin Bieber, 2 groupes vainqueurs de America Best Dance Crew, danseurs du film Step Up, StreetDancer, Streetdance, etc etc…

Du coup, l’équipe s’envole vers notre chère capitale pour un face à face très enrichissant.

N’oubliez pas d’aller faire un petit tour sur son site officiel ainsi que sa fan-page Facebook pour y découvrir l’ensemble de son travail.

Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

Je me suis mis au reflex numérique depuis environ 7 ans car avant j’utilisais un appareil compact et retouchais mes photos pour re-créer moi même le flou de l’objectif ou bien pour faire des photomontages. Etant moi-même danseur Hip-Hop avant d’être photographe, mon univers et les gens que je fréquentais ont forcément eu un impact sur mon univers dans la photographie, c’est ce qui explique pourquoi j’ai autant de photos de danseurs. Aujourd’hui je récolte ainsi le fruit de ce travail car le fait d’avoir pu photographier ces danseurs reconnus au niveau international ou avoir été le photographe officiel des évènements les plus prestigieux, myspace et Facebook ont fait voyager mes photos dans les quatre coins du globe. A coté de cela je m’essayais à d’autre style de photo comme de la mode, lookbook, reportage, campagne publicitaire, packshot, mariages et autres ce qui me conduit aujourd’hui à quitter mon travail en tant que consultant en finance de marché pour faire uniquement de la photo mon métier… C’est beau :)

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Dès lors où j’ai eu mon premier reflex numérique, j’ai tout de suite adhéré à cette technique. De plus un des photographes qui m’avait vraiment inspiré au début « Ash-Less » m’avait fait découvrir cette technique de prise de vue avec le flash et m’avait expliqué comment il faisait. Il m’a ensuite montré le travail de Dave Hill qui je pense m’a sensibilisé à ce coté mise en scène dans la photographie et à ce type de traitement de l’image.

Quel matériel utilises-tu principalement?

J’utilise pour le moment un Canon 5D Mark II avec un EF 16-35mm f2.8, 35mm f1.4, Fish-eye 15mm f2.8, EF 70-200mm IS II USM f2.8, 50mm f1.4 mais je vais sûrement basculer chez Nikon très prochainement. Au niveau de mes lumière, j’utilise soit 3 flashs cobra piloté géré à distance par les fameux MiniTT1 et FlexTT5 de chez Pocketwizard ou principalement un kit Acute B2 de chez PROFOTO avec divers types de boites à lumière (carrés, rectangulaires ou octogonaux).

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

J’utilise uniquement Photoshop.

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

En général je préfère faire des photos avec des mises en scène, c’est pourquoi le format « campagne publicitaire » pour des collections de vêtement me plait le plus. Après, tout est une question d’envie du moment car vu que j’aime bien me donner du challenge et m’essayer à des choses nouvelles, il m’arrive de faire des virages à 45 degrés pour tester autre chose.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Aujourd’hui, j’aurai du mal à vous donner des noms de photographes qui m’inspirent le plus car chaque photographe possède dans son portfolio des photos que je vais aimer et d’autre que je vais trouver sans intérêts. Je traîne assez souvent sur des sites comme 500px ou 1x où s’exposent en majorité de bons photographes mais je ne retiens jamais les noms de ceux-ci.

Où puises-tu ton inspiration ?

Mon inspiration je la puise à travers ce qui passe par mes yeux car je pense que tout ce que l’humain voit, peut être retranscrit. Cela peut être des films, des photos, le monde extérieur, etc… Tout nous influence mais je pense qu’après il faut essayer d’apporter quelque chose de nouveau et de ne pas reproduire ce qui a déjà été fait.

Des projets en cours?

Sur 2012, je suis en train de réaliser un concept intitulé « HipHop Photography » avec le photographe WilliamK visant à marquer l’histoire actuelle du HipHop via des reportages artistiques des évènements internationaux les plus importants car nous pensons qu’il est important d’y laisser des traces authentiques de très une haute qualité.
Je réalise actuellement la campagne 2012 pour EMMAUS « Mobilisons Nos Voie(x) », Photographe freelance pour RedBull, plusieurs dates de prévues sur des gros évènements de danse, terminer ma série sur les danseuses classique version street et enfin des projets vraiment intéressant avec des groupes de danse.

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Sur cette photo j’ai utilisé le kit Acute B2 600W AirS PROFOTO avec un octabox 90cm, un canon 5D mark II et un 16-35mm f2.8
Au niveau du schéma, j’ai fonctionné sous forme de douche un peu sur la gauche avec un angle d’incidence de 45 degrés (voir direction des ombres).

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

ISO:500 afin d’ajouter du grain sur la photo accentuant le détail de la photo et facilitant mon travail en post production. Mon ouverture était à 6.3 afin de récupérer un maximum de détails sans pour autant perdre trop la luminosité. La vitesse la plus élevée possible afin de pouvoir figer au maximum le mouvement et d’éviter des flous de bougé sachant que la vitesse d’obturation est limitée par l’utilisation de lumière externe soit de 1/200. L’intensité du flash n’était pas trop forte (1/6eme de la puissance maximum de 600W soit 100W) compte tenu de la peau du sujet qui était très blanche pour éviter de brûler l’image, tout en l’étant suffisamment pour mettre en valeur le sujet par rapport à son environnement.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

La difficulté était d’avoir un mouvement juste avec une position du modèle qui soit esthétique tout en faisant attention à avoir son visage correctement exposé à la lumière.
En effet, un mauvais placement ou la prise de vue au mauvais moment lors de son mouvement aurait pu être gâché par des ombres obtenues de cette lumière artificielle.

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?

Le fameux filtre Passe Haut pour de révéler du détail dans le décors cumulé d’un masque de fusion pour ne pas appliquer ces détails sur la peau afin de conserver une certaine douceur.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

Si je devais analyser cette photo et la critiquer, je pense que j’aurai aimé utiliser 2 sources de lumières avec l’octabox placé sous forme de douche verticale afin d’avoir un effet de projecteur dirigé vers le bas avec une autre source très douce orientée vers le visage du modèle. Cela aurait je pense accentuer ce rendu : « coup projecteur sur la ballerine ».

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

Mes conseils seraient : Amusez vous et innovez

Un dernier mot pour la fin ?

« MOT! » Nan je plaisante… Ben mon dernier mot serait : « En 2012 ça ne sera la fin du monde mais le début d’un nouveau monde »

Merci à toi :)


Interview: David Olkarny

Ecrit par BKsR le 19 janvier 2012
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A 24 ans seulement et à peine 2 ans d’expérience dans le monde de la photographie, David OLKARNY affiche déjà plus de 100000 fans sur sa page Facebook.

Un réel succès bien mérité pour ce jeune prodige de l’image que nous avons découvert il y a quelques temps sur la toile.
Entre ambiances surréalistes et mises en scène poétiques, David OLKARNY nous offre des instants magiques à travers ses œuvres.

L’équipe s’envole donc, pour cette première interview de l’année, pour la Belgique, et plus précisément sa capitale, Bruxelles, pour un petit face à face avec celui qui est considéré aujourd’hui comme étant un des plus brillants photographes de sa génération.

Comme d’habitude je vous donne tous les liens utiles : son site officiel, sa page Facebook, son Flickr et enfin sa page Vimeo où de nombreuses vidéos backstage sont à découvrir.

Salut David :) Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

J’ai commencé la photo il y a deux ans, sur un coup de tête. J’avais à la base acheté mon boîtier pour la vidéo mais j’ai très vite été fasciné par la qualité des photos. A partir de là, c’est devenu une passion grandissante. J’ai commencé les premiers jours à shooter des inconnu(e)s dans le centre de Bruxelles pour ensuite demander à quelques ami(e)s de se prêter au jeu en tant que modèle. Je fais actuellement beaucoup de shootings autour du portrait, des photos de mise en scène et de la mode pour particulier ou privé.

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Depuis un an et demi, j’ai d’abord commencé a tenter de comprendre et dompter la lumière naturelle pour ensuite me diriger vers d’autres types de source lumineuse.
Je suis Belge, j’ai pas eu tellement de choix… le soleil ici est pas souvent au rendez-vous :o
J’ai débuté avec des flashs déporté cobra mais leur manque de puissance m’a vite poussé à aller voir chez Alienbee et pour finir, me diriger chez Elinchrome avec son kit ranger quadra dont je suis pleinement satisfait.

Quel matériel utilises-tu principalement?

J’utilise un Canon 5D mark II + 50mm 1.4 et pour l’éclairage j’utilise deux 580exII, le kit complet Alienbee ainsi que celui d’Elinchrome.

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

J’utilise essentiellement Photoshop Cs5

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

Les photos dites « mise en scène » avec une pointe de narration.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Christophe Gilbert et Christophe Huet.

Où puises-tu ton inspiration ?

Je puise principalement mon inspiration dans mon quotidien, quand je me balade dans la rue, en découvrant de nouveaux lieux ou des visages atypiques.
Mais aussi beaucoup au travers des films, étant un grand cinéphile j’aime apprécier l’ambiance d’un bon film et pouvoir m’y inspirer.

Des projets en cours?

Mes projets sont de m’imposer dans le monde publicitaire, c’est là où j’aimerai vivement m’exprimer.

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Un canon 5d mark II + 50mm 1.4 ont été utilisés pour cette image ainsi qu’un flash cobra déporté diffusé par un parapluie blanc placé à 45° à gauche du modèle.

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

J’ai placé un filtre polarisant pour gagner en reflet sur les bulles et perdre deux diaphragmes pour pouvoir ouvrir un peu plus avec mon 50mm, j’ai réglé mon exposition pour l’arrière plan et ensuite j’ai placé un flash a forte puissance a gauche du modèle en contre-plongé pour avoir plus d’éclats dans les cheveux.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

Le seul soucis étaient le mouvement anarchiques des bulles, pas évident à contrôler! :)

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?

En traitement, beaucoup de calques on été appelés pour gérer les couleurs de cette image.
Des twists dans les courbes, des balances des couleurs pour apporter une coloration chaud/froid, des saturations partielles, des calques « ton clair ton foncé » pour apporter de la brillance dans les yeux et dans les cheveux et bien sure une optimisation de la netteté avec le cher filtre passe-haut.
Je n’ai pas utilisé de flash en rim light (flash d’appoint pour compléter un flash en keylight) pour ce shopping donc j’ai du traiter cette image par un éclaircissement entre la partie éclairée et la partie assombri du visage afin d’apporter un doux dégradé.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

Comme souvent, avec du recul… j’ai abusé sur l’éclaircissement des yeux, as always : )

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

Le meilleur conseil est d’éviter de placer votre source lumineuse juste en face du modèle, c’est la plus belle erreur pour avoir une image plate et sans relief.
Ensuite, je conseil toujours de d’abord régler votre exposition générale de l’image avec votre boîtier, sans le flash, et une fois que le background et « l’ambiance » générale des tonalités sont fixés et approuvés, c’est le moment de placer son/ses flash(s) pour éclairer le modèle, lui apporter de l’importance et du relief. Beaucoup font l’inverse ou ces deux étapes en même temps, et c’est indéniable qu’on s’emmêle vite les pinceaux.

Un dernier mot pour la fin ?

Sortez dehors, foncez, prenez froid, expérimentez, couchez-vous par terre pour shooter, osez, imaginez mais surtout… innovez! Y a que ça de vrai en photographie.

Merci David :)


Interview: Matthew Coughlin

Ecrit par BKsR le 11 juin 2011
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Nous partons cette fois-ci pour le soleil de la Floride où nous avons rencontré Matthew Coughlin.
A peine un an après avoir débuté dans la photographie, Matthew affiche déjà un book assez impressionnant.
Merci à lui d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et n’oubliez pas d’aller voir son travail sur son Flickr.

Bonjour Matthew. Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

Mon nom est Matthew Coughlin et j’habite à Gulf Breeze, en Floride. Chez moi, j’ai une femme extraordinaire et 2 enfants chéris. Mon expérience dans la photographie est vraiment inexistante. Mes compétences sont en fait dans la vidéo, l’animation graphique et la conception graphique. Il y a 10 ans, quand j’étais à l’école de vidéo et graphiques, j’ai dû prendre une photo. J’ai appris les rudiments de la vitesse d’obturation et de l’ouverture. Je n’avais jamais vraiment pris de photo à part celles de mes enfants. Puis l’année dernière j’ai eu entre les mains un reflex numérique pour la première fois. Nous avions acheté un Canon 7D au travail et j’ai commencé à déconner avec et j’avais été impressionné par la qualité. J’ai tellement apprécié que j’en ai acheté un juste après pour moi. J’ai lu le manuel de l’appareil et lu aussi quelques articles en ligne afin d’apprendre rapidement à m’en servir en mode manuel. Je voulais pourvoir contrôler tous les paramètres et éviter la facilité. Donc, en dehors de ma première fois il y a 10 ans, jusqu’au milieu de l’année dernière, je n’avais jamais eu d’expérience dans ce domaine.

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Eh bien, c’est au mois d’août de l’année dernière, 2010, que j’ai vraiment découvert ce qu’est un «Strobist ». J’ai vu un post sur un blog avec une des photos de Dustin Diaz, qui à son tour, m’a conduit sur sa page Flickr où j’ai pu découvrir son projet 365 qui était rempli de setup d’éclairage. J’ai été intrigué par le rendu de ses photos et comment il avait utilisé ses flashes déportés. Et puis un jour au boulot, on frappa à ma porte et c’était Bob Croslin, un photographe sportif. Il était à mon bureau pour prendre des photos d’un avocat avec qui je travaillais sur un article de magazine. J’ai fait un peu de studio télé et il avait besoin d’un endroit pour installer son éclairage. J’ai eu la chance de passer l’après-midi avec lui. J’ai été conquis par à la façon dont il a mis en place ses lumières et il a pris le temps de répondre à toutes mes questions tout en travaillant. Je lui montra mon appareil photo, sur lequel était monté un 430EXII et la première chose qu’il m’a dite, c’est « vous devriez apprendre à utiliser votre flash en déporté. Vos photos seront beaucoup plus intéressantes ». A partir de là, j’ai suivi son conseil sans jamais revenir en arrière. En utilisant la technique Strobist on peut vraiment des photos beaucoup plus intéressantes et dynamiques.

Quel matériel utilises-tu principalement?

Mon boîtier est un Canon 7D. Pour les objectifs j’ai un Canon EF 70-200mm 1.4 L USM non-IS, Canon EF 50mm 1.4 et Sigma DC 17-70mm Macro HSM 2.8-4. Pour les flashes j’ai 3 Canon Speedlite 430EXII. J’ai quelques parapluies et réflecteurs ainsi qu’une grande Wescott Softbox (que j’adore). J’ai des pieds et trépied Lowell et Monfroto. Mon sac photo est un Tamarac de taille moyenne.

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

Je photographie en format RAW et j’utilise Adobe Camera Raw, communément appelée ACR, pour traiter les fichiers RAW et puis je me dirige dans Photoshop pour les retouches et post-traitement. J’ai l’intention d’essayer Lightroom depuis que j’ai entendu de grandes choses à son sujet. Je travaille avec Photoshop depuis environ 10 ans maintenant en tant que graphiste. Je n’utilise pas de plugins ou de presets. Photoshop est incroyable et je recommande à tout photographe.

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

En général j’aime l’aspect dramatique d’un portrait avec un éclairage déporté. J’aime beaucoup le travail autour du sport et les magazines de musique où j’analyse l’éclairage utilisé. Quand je vois un portrait qui retient vraiment mon attention dans un magazine, je me rends immédiatement dans Google et afin de trouver le site du photographe pour en savoir plus sur son travail. De plus, comme vous pouvez le constater en regardant certaines de mes photos de mon projet 365, j’aime la comédie, donc tout ce qui est comique en général me saute aussi aux yeux.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Wow, je pourrais probablement continuer indéfiniment sur cette question. Pour vous donner une courte liste, je dirais Bob Croslin, Dustin Snipes, Blair Bunting, Chase Jarvis, Jermamy Cowart, Zack Arias, David E. Jackson, Dustin Diaz et Ed McGowan. J’ai probablement plus de 50 photographes dans mes favoris dont les books me plaisent vraiment. Il y a tellement de photographes étonnants.

Où puises-tu ton inspiration ?

Je trouve toujours cette question difficile à répondre. Je dirais que cela commence à la maison avec ma femme étonnante et les enfants. L’idée est que je me pousse à faire de mon mieux et à essayer de nouvelles choses en tant que modèle pour mes enfants qui m’inspirent. C’est peut-être plus de la motivation que de l’inspiration. Sport, musique, cinéma, art, et bien d’autres choses semblent éveiller mon inspiration. Pour moi, il est difficile de lister tout ça. C’est un sentiment intérieur qui ne peut pas être décrit. Je crois qu’il ne faut pas chercher l’inspiration… c’est elle qui vous trouve.

Des projets en cours?

À l’heure actuelle la photographie est un passe-temps et donc je fais un projet photo 365 où mon but est de prendre une photo intéressante chaque jour pendant une année entière. J’espère pouvoir tourner une page et commencer prochainement à prendre des photos professionnelles. Je travaille à temps plein dans la vidéo et le graphisme donc je suis pas mal occupé…

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.

Actuellement, l’une de mes photos préférées que j’ai faite récemment est le portrait d’un artiste nommé Ashton Howard. Il est le numéro 69 de mon projet 365.
En dehors des défis de l’éclairage de l’image, il y avait un défi plus important. Celui de faire le portrait d’un grand artiste dans son milieu de travail pour mettre en valeur son atelier et certaines de ses œuvres.

1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Cette photo a été prise avec un Canon 7D, un Sigma 17-70mm DC Macro HSM 2.8-4 à la focale 17mm, et 3 Canon Speedlite 430EXII.
Voici une photo du setup :

La lumière principale est dans une softbox à gauche du sujet. Il y a une rim light (lumière arrière) éclairant son épaule, dos et cou à droite, et enfin une lumière de fond derrière une petite softbox pour éclairer le background.

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

Pour les réglages de l’apn, comme la salle était petite, j’ai décidé de shooter à f/8 pour me donner une bonne profondeur de champ. J’essaie toujours de shooter à 100 ISO pour éviter le grain et le bruit et j’ai pu le faire ici. Enfin, j’ai réglé la vitesse à 1/60s pour conserver un peu de lumière ambiante dans la pièce. Je me tenais sur un tabouret. Pour mes lumières, ma source principale était un 430EXII réglé à ¼ de puissance avec un zoom de 24mm. J’ai retenu cette puissance parce que j’avais besoin d’être un cran au-dessus par rapport à de la lumière ambiante pour faire ressortir les détails de son visage. J’ai également choisi une grande softbox car elle produit une belle diffusion de la lumière et adoucit les ombres sur le visage. La lumière derrière lui, communément appelée la rim light, était nue sans diffuseur. J’ai choisi de faire cela pour donner une dureté à la lumière afin de ressortir mon sujet par rapport à l’arrière-plan. Enfin, j’ai choisi une autre softbox pour le fond afin d’éclairer avec douceur l’espace de travail et les illustrations.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

Comme je l’ai dit un peu plus haut, ma plus grande difficulté était de s’assurer que je représentais l’artiste dans son environnement avec un bon éclairage une bonne composition. Ensuite, techniquement, la chambre était petite donc je n’avais pas beaucoup d’options pour les positions et réglages de mes lumières. Après avoir tenté 2 autres scénarios d’éclairage j’ai découvert ce dernier qui semblait être le meilleur.

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?

J’utilise Adobe Camera Raw pour traiter les fichiers Raw, et de là je vais dans Photoshop. Dans Photoshop j’ai utilisé la technique de passe-haut pour ajouter de la netteté sur sa peau et ses cheveux. J’utilise aussi la technique « dodge et burn » pour ciseler le visage et les bras. En général, j’ajoute des calques de réglage pour renforcer le contraste et la couleur. Sur cette photo, j’ai effectivement désaturé légèrement la couleur d’ensemble. Et enfin pour les yeux, j’ai dupliqué le calque de base, créé un masque autour des yeux, ajouté un filtre accentuation et éclairci un peu pour mieux distinguer le regard.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

J’ai pris cette photo il y a quelques mois et quand je l’analyse aujourd’hui, je dois dire qu’elle fait partie des photos où je ne changerai rien au résultat. Le plus important pour moi c’est que l’artiste Ashton ait été très impressionné et heureux. J’avais atteint mon objectif.

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

N’ayez pas peur. Vous n’apprendrez pas si vous n’essayez pas. Je vous suggère de travailler en full manuel, de cette façon vous pouvez mieux comprendre ce que vous faites et vous avez le contrôle de tout. Utilisez de nombreux modificateurs et essayez différentes techniques. Ne pas s’enfermer dans une seule configuration parce que vous ne serez pas toujours en mesure de l’utiliser. Il suffit d’être un peu fou et de tout essayer. Aussi, essayez de prendre des photos de vos setups ou au moins de faire un schéma pour conserver une trace de ce que vous avez fait.

Un dernier mot pour la fin ?

J’ai vraiment découvert la photographie qui m’a ouvert ma créativité à partir de l’année dernière et j’essaye constamment de nouvelles techniques tout en construisant doucement mon book. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont suivi dans mes projets et j’espère pouvoir continuer à faire de bonnes choses avec mon appareil et mes lumières. J’encourage tous ceux qui ont déjà envisagé de shooter avec la technique Strobist à juste sortir et l’essayer!

Merci Matthew :)

Interview: Benjamin POHLE

Ecrit par BKsR le 28 mai 2011
1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (14 votes, Moyenne: 3,93 sur 5, Prenez 2 secondes pour voter)
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Pitcher et moi même avions une envie folle de partir en Allemagne, boire de la bonne bière, écouter de la musique punk et surtout découvrir un peu ce que font nos amis photographes de là bas.
C’est comme cela que nous avons découvert Benjamin POHLE, un petit jeune de 22 ans qui a accepté de répondre à nos questions.
Un petit tour sur son Flickr ou son site officiel … et c’est parti!

Bonjour Benjamin. Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

Mon nom est Benjamin Pohle. Je suis un étudiant en Design âgé de 22 ans. Je suis photographe freelance à Dessau, en Allemagne.
J’ai été attiré par la photographie et j’ai acheté un appareil photo, juste pour le plaisir. Peu à peu je me suis laissé entraîner dans cette passion.
J’ai été fasciné par les émotions et les sentiments qui peuvent être capturés au travers des images. J’ai également été impressionné de voir comment les gens pouvaient retoucher leurs photos.

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

J’utilise les flashs depuis 2 ans.
Pourquoi ?
Parce que je fais essentiellement des séances en plein air et les flashs sont petits et faciles à transporter et ils étaient beaucoup moins chers qu’un équipement d’éclairage portatif.
Mais je pense que la raison principale est que je suis étudiant et je n’ai pas d’argent.

Quel matériel utilises-tu principalement?

J’utilise:
un Canon 5D mark II avec un objectif Canon EF 24-70 2,8 L
Des flashs Nikon et Canon (SB 28, 430EX II)
Parapluies blancs, parapluie argenté énorme, softbox octogonale et un bol beauté DIY.

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

Adobe Photoshop cs5

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

En général j’aime les shoots « fashion et beauté », mais je suis également attiré par le portrait. Généralement j’aime la photographie avec les gens.
Mais je touche de temps en temps aux paysages. En fait j’aime tout type de photographie et je ne peux vraiment pas me classer dans un groupe distinct.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Kristian Schuller, Rankin, Paul Ripke, Tom Barnes, Adam Elmakias et beaucoup d’autres.

Où puises-tu ton inspiration ?

Tout ce qui m’entoure, tous les endroits que je trouve intéressant et qui m’inspire.
Les idées me viennent à l’esprit lorsque je suis couché dans mon lit et que j’essaye désespérément de m’endormir.

Des projets en cours?

Malheureusement je n’ai pas assez de temps pour mettre en image tous mes projets personnels. Je suis pas mal occupé avec mes études à l’université et je fais pas mal de promotion pour des groupes le week-end.
Pour le moment mon plus gros projet est de shooter pour la nouvelle campagne de «Perfidy Clothing ».

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Ouais, pense que c’est celle que j’aime le plus! Le setup est très simple … mon Canon 5D MKII et un objectif de 50mm 1.8, un bol beauté DIY avec un Canon 580EX II.
Cette photo a été géniale à réaliser, le modèle, Maria, a été professionnel et savait quoi faire.
Je ne me souviens pas de ce que j’ai fait en post-production … mais j’ai du travailler les lumières et les ombres et d’autres petites choses. A la fin j’avais 30 calques et je me suis demandé:  «merde, qu’est ce que j’ai fait exactement ? »

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

Mes réglages de l’appareil sont les suivants:
Vitesse 0,006 sec (1 / 160), ouverture f/10, focale 50 mm, ISO 100.
Pouah, laissez-moi réfléchir pour le flash … je pense que le 580 EXII a été réglé à pleine puissance vu que je shootais à contre jour.
J’essaie de garder la sensibilité ISO la plus basse possible afin d’éviter le bruit.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

Des difficultés? Je pense que le shoot à été compliqué à cause du soleil… Je n’aime pas placer le flash à proximité du modèle, mais cela a été inévitable car les flashs ne sont pas aussi puissants que les lumières de studio.

4. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

Ha ha j’aime cette question.
Quel est mon ressenti aujourd’hui?
J’adore cette photo, je pense que c’est la meilleure photo de mon book … et ça peut paraître étrange, mais je ne changerais rien!

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

Je ne sais pas si je suis assez bon pour donner des conseils, mais je pense que la meilleure chose est d’essayer de faire des photos aussi souvent que vous le pouvez! Chaque jour je regarde et je lis des choses sur la photographie, l’éclairage et des choses sur le strobism sur Internet.
C’est ainsi que j’ai appris. En général, il suffit de demander aux photographes et ils donnent également des conseils.

Un dernier mot pour la fin ?

Merci de vous intéresser à mon travail! J’espère que je pourrais vous aider, au moins un peu.

Merci Benjamin :)


Interview: Pavel Matveev

Ecrit par Pitcher le 19 mai 2011
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Découverte d’un jeune photographe qui vient du froid, Pavel Matveev (site, flickr et deviantart). Une interview pleine de fraicheur et de fun comme ses photos. Un garçon plein de talent à suivre de près….

C’est lui:

Salut Pavel :) Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

Je m’appelle Pavel Matveev. J’ai 20 ans. Je suis né à Moscou, en Russie et je vis actuellement à Kaliningrad. J’ai shooté pendant longtemps au compact, et uniquement des paysages.
En 2008 j’ai acheté mon premier reflex numérique, un Canon 450D.
Depuis lors je m’initie aux techniques photographiques.

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Je ne me souviens pas exactement quand je me suis mis au strobism.
Mais je me rappelle avoir acheté mon premier flash- un Sigma 500Dg Super- l’hiver 2009.
J’avais déjà un très vieux flash «CHAIKA» pour lequel j’avais un déclencheur. Du coup ça me faisait deux sources de lumière.
Ce qui m’attirait dans le strobism c’était avant tout l’originalité du rendu, et le fait que personne n’en faisait autour de moi. J’avais envie de faire quelque chose de nouveau, d’original.

Quel matériel utilises-tu principalement?

Pendant longtemps je n’ai eu que le Canon 450D. Et une paire d’objectifs. Un Canon 28-135 3.5-5.6 et un 50mm 1.8. Depuis 4 mois j’ai un nouveau boitier: un joli Canon 7D.
Voici ma liste complète:
Canon 7D
Canon 28-135 3,5-5,6
Canon 50 1.8
Tamron 11-18 4.5-5.6
Tamron 90 2.8 macro 1:1
Fisheye Samyang 8 3,5
Flash sigma 530DG super
Flash sigma 500DG super
2 Flashes vivitar 2800
Des déclencheurs Phottix tetra

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

Uniquement Photoshop

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

Hummmm je dirai que j’aime surtout ce qui est créatif! Original, stylisé, brilliant, complexe, c’est ce qui me plai Les photos publicitaires en fait…

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Dave Hill bien sur! J’aime beaucoup aussi ce que fait Annie Leibovitz. J’apprécie égalment les travaux de Mauricio Candela, Lyndon Wade, Douglas Sonders…

Où puises-tu ton inspiration ?

J’sais pas . Généralement je n’y réfléchis pas vraiment, ça vient tout seul à mon boitier =) Je prends les idées comme elles me viennent, par contre c’est difficile de trouver le temps pour aboutir sur tous les plans.

Des projets en cours?

J’essaye d’être toujours actif. Par exemple je fais très souvent de simples portraits.
Là j’attends le retour du beau temps pour me lancer dans des projets qui me tiennent à coeur. Mais pour mon projets «365 days» j’ai bien peur que cela ne suffise pas =)

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

J’ai pris cette photo avec mon Canon 450D et monTamron 11-18.
Le shema lumière est simplicime. A gauche du type, un flash dans un parapluie reflecteur. A droite le soleil.
Ceci dit, cette image est composée de 5 images. C’est un rigshot. Une image par partie de la voiture, tantôt la carosserie bien nette, tantôt les roues…etc.

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

Pour les images de la voiture en mouvement – f14. La vitesse variait de 1sec à 1 / 8 de sec. Iso 100.
Pour les images du type sur le skateboard – F7.1 1 / 200 iso 100.
J’ai utilisé un filtre polarisant en permanence.
Pour shooter le garçon, 2 flashs dans un parapluie blanc réflecteur.
Un Maoschnost réglé à 1 / 1, l’autre flash à 1 / 2.
Comme on utilisait un filtre polarisant, il nous fallait énormément de lumière…

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo?

L’image a l’air lumineuse et brillante, et pourtant on a tout fait sous la pluie et par un gros vent. C’etait vraiment difficile de faire un rigshot de qualité dans ces conditions.
On devait sans cesse essuyer la lentill, on a finalement enroulé le boitier dans une serviette de bain pour garder l’objectif au sec =)

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?


Le traitement principal consistait à assembler toutes les images (environ 5 ou 6 pièces). J’ai reconstitué la voiture comme avec des pièces de puzzle.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

Je l’aime =) La seule chose que j’aimerai changer aujourd’hui c’est le cadre de la compo. S’il avait fait beau ce jour-là ça m’aurait laissé plus de temps pour composer à mon gout et mieux faire…..

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

N’ayez surtout  pas peur d’expérimenter!

Un dernier mot pour la fin ?

Désolé pour mon Anglais :-D et à bientôt!!

Merci Pavel :-)

Et voici mes portraits coup de cœur sur son flickr:


Soyez sages ;-)
Pitch’

Interview: Henri Dézéromian (HDstudio)

Ecrit par BKsR le 3 mai 2011
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On reste encore un peu en France pour l’interview d’Henri Dézéromian.
Photographe autodidacte basé sur Cannes, cet artiste nous présente aujourd’hui son travail à travers notre série de petites questions que vous commencez maintenant à bien connaitre.
Bien entendu, je vous invite à visiter son site officiel, HDstudio, afin d’y découvrir l’ensemble de ses photos.
Encore un frenchy à suivre de près ;)

Bonjour Henri. Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

J’ai commencé la photo numérique avec un reflex en 2004 (j’avais un bridge sony F828 avant). Je travaillais en agence pour refaire les identités visuelles des entreprises. Je faisais aussi des mariages, et quelques shoots pour le plaisir.
Nous avons déménagé sur Cannes fin 2009 et j’ai vu que la région était saturée de photographes en tout genre.
Il fallait alors que je me fasse connaître, et surtout je devais me faire une bonne et solide réputation. D’où un effort constant pour faire « du mieux que je peux ».

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Je suis autodidacte, alors comme beaucoup, j’ai fouillé sur le net. Je n’utilisais a l’époque que le flash en déporté avec le système Nikon CLS (avec un SB800 a l’époque)
Pourquoi? parce que c’est portable et abordable. je faisais principalement de la photo en intérieur, et je n’avais pas forcement accès à une prise électrique, alors ce choix c’est imposé de lui même.

Quel matériel utilises-tu principalement?

Un vieillissant D200, 24-70 & 70-20 un grand angle Sigma et un 50 Nikon 1.8 avec un pb de backfocus (que j’utilise avec des bagues allonges, pour la macro).
Pour la lumière, softboxs, parapluies, bols beauté et des Cactus V4.

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

Capture NX2, Lightroom et Photoshop

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

J’adoooooore les challenges, j’adore qu’on me demande des choses impossibles !
Pour chaque shoot, je bosse au moins 1 mois dessus, pour trouver les idées de make up, les lieux, les thèmes…
J’ai commencé a faire des sortes de storyboard sur mon ipad, pour pouvoir montrer à mon équipe le jour du shoot.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

Dans le désordre:
Chase Jarvis / Jasmine Star / Martin Prihoda /Jill Greenberg / Olivier Chauvignat / Paul Cox
Pas mal de gens sur le forum NikonCafé (notement RFC graphics pour ses magnifiques panoramas)
Des Inconnus avec de merveilleuses idées toutes simples (surtout sur deviantart)

Où puises-tu ton inspiration ?

Sites internet (deviantart, pbase, model mayhem) des blogs qui mènent à d’autres blogs et ainsi de suite…

Des projets en cours?

J’aimerai essayer de faire des shoots sur des bateaux, dans des avions…
La photo culinaire m’intéresse aussi pas mal.
Je me suis essayé au photomontage et j’avoue que ce n’est pas évident !
Je commence a être limité par mon matériel, et a chaque fois que j’ai une commande client, j’essaie d’investir un peu plus.

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.

J’ai choisit cette photo car elle illustre bien le fait que le « matos ne fait pas tout »

1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Le plus simple du monde! mon petit SB900 dans une softbox a ma droite, orientée vers le modèle.

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

50mm F9 et 1/200. pourquoi? bonne question ! c’était le meilleur compromis vitesse/ouverture et je ne voulais pas trop voir le fond de la salle.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

Gérer la fatigue du modèle, l’équilibre, l’expression et le temps de recyclage du flash.

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?

Photoshop pour les 3 effets et pour masquer le fond

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

A l’époque, je n’utilisais qu’une source (faute de moyen et de réelle utilité).
Si je devais refaire la même chose (un de mes projets et de refaire le même genre, mais dans une salle de boxe « old school »), je rajouterai une box sur ma gauche et une ou 2 petites sources en backlight.

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

Essayer, ne pas avoir peur de tester des choses !
Ma première softbox était faite avec une boite de couches pour bébé et une feuille de papier calque…
La 2eme, plus élaborée ;) était avec une boite en carton (type déménagement) revêtue de papier alu à l’intérieur et un drap blanc devant… ca avait donné ca:

Un dernier mot pour la fin ?

J’ai un projet de documentaire photo/vidéo que je souhaiterai réaliser.
Si il y a des sponsors ou des donateurs… ils sont les bienvenus !
http://www.kisskissbankbank.com/projects/armenia-2011

Bonne continuation à toi Henri :)


Interview: Philippe Echaroux

Ecrit par BKsR le 17 avril 2011
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Philippe Echaroux est un photographe autodidacte spécialisé dans le portrait et les mises en scène.
Grâce à une imagination débordante, une technique photographique proche du très célèbre Dave Hill, et de réelles ambitions dans ce milieu artistique, le travail de Philippe s’est fait remarqué lors de concours organisés par la FNAC et DIOR lui ouvrant par la suite les portes de la photographie publicitaire.
Afin d’en savoir un peu plus sur lui, nous avons proposé à Philippe Echaroux une petite interview maison…
Je vous invite bien entendu à visiter son site officiel afin d’y découvrir sa galerie et d’apprendre un peu plus sur son étonnant parcours.

Bonjour Philippe. Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

J’ai débuté la photo lors du mois d aout 2008, un peu par ennui je l’avoue. J’ai acheté un bridge (Fuji 6500fd) puis j’ai commencé directement en manuel. J’ai découvert les travaux de portraitistes comme Andrzej Dragan, ce qui m’a fait prendre conscience que l’on pouvait vraiment créer des images surprenantes, avec un message fort dedans.
La curiosité pour ce domaine était née . . .

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

J’ai découvert l’art de l’utilisation de lumières artificielles, grâce aux travaux de Dave Hill, pour le côté brillant et sur-éclairé, ou d’Annie Lebovitz, pour une maitrise beaucoup plus douce du sujet.
J’ai rapidement compris que leurs photos n’étaient aucunement du HDR, ou une manipulation Photoshop mais bien un véritable maitrise de l’éclairage à la prise de vue. Renforcée logiciellement certes, mais impossible à créer le cul sur une chaise.

Quel matériel utilises-tu principalement?

Pour la partie matériel, j’ai commence sur un Bridge donc, puis j’ai eu un Pentax K10d, puis je me suis décidé à passer chez Canon pour leur parc optique.
Aujourd’hui pour mon travail, j utilise un 5d MKII, un 1D Mark III.
Pour les optiques, je privilégie les fixes Canon, à l’acception de mon fidèle 24-70 2.8 L.
Si je ne devais en garder qu’une ce serait le 85 1.2L !!
Pour l’éclairage, je suis avec la marque Elinchrom. Je suis amené à me déplacer, très régulièrement, j’ai donc opté pour deux Ranger Quadra.
Je ne me suis jamais senti limité par leur seulement 400watts, même en extérieur.
Pour le reste j’ai du classique: octabox, softbox, bol avec grille. Je me fabrique aussi mes accessoires, ça donne une touche personnelle.
Ah oui j oubliais, j’utilise aussi deux flash Cobra Sigma 530 Dg. Super, ils me suivent depuis le début, ils sont tellement pratiques, notamment pour les back lights.

Je tiens à garder le côté mobile de mon équipement, et de faire preuve d’astuce quand il faut simuler un ring flash (pénible à transporter selon les cas) par exemple.
J’utilise un IPhone 4 pour mes photos de vacances !

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

Photoshop, le classique, je m’en sers pour renforcer ce que je conçois à la prise de vue.

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

Je me considère comme un photographe de portait et de mise en scène (Pub). C’est comme ça que je gagne ma vie en tout cas.
Pour mon plaisir personnel, un appareil, un 50mm fixe, le tout bloqué en noir et blanc et c’est parti !
Ou alors faire des photos de paysages avec un Nd 100, avec un bon petit repas et des gens qu’on aime à la fin de la journée !

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

La plupart sont américains, pour ne pas dire la totalité ! J’en ai déjà cité quelques uns plus haut, c’est en tout cas ceux qui ont éveillé ma curiosité.
Mes photographes préférés sont les gens simples qui ont compris que ça ne sert de vouloir faire le coq, et brailler que l’on est un cador, pour toucher les gens.

Où puises-tu ton inspiration ?

Je ne sais pas s’il est possible de répondre à cette question sans dire « partout », que ce soit dans le présent où dans le passé, dans l’histoire, l’amour, l’humour…

Des projets en cours?

Je travaille corps et âme en ce moment sur un aspect qui va au delà de mon métier de photographe. Ça s’appelle « Faire de la photo, tout en faisant du bien ».
Comprenez  » Faites ce que vous êtes, ce que vous aimez tout en pensant à l’autre ».
Je m’engage à reverser, une partie de mes salaires à une association caritative, et j’essaie d’inciter les gens à en faire de même. Pas forcement à reverser quelque chose, mais plus à évoluer dans leur mentalité. Je défends fermement la notion d’empathie. (Merci Mr. C. Rogers)

Pour concrétiser un peu cette philosophie et donner plus de poids à ce message, je travaille sur un projet personnel mêlant anonymes et célébrités, qui sera reversé intégralement aux Pièces Jaunes. Wait and See…

Vous pouvez avoir un aperçu plus explicite sur cette vidéo où l’on peut entrevoir le projet

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


Je viens de réaliser une mini vidéo explicative concernant cette image. C’est en anglais.
Je vais faire un rapide résumé pour vos lecteurs.

J’ai choisi de photographier le motard à contre jour.
Pourquoi? Hé bien pour pouvoir dire à la direction artistique présente avec moi que je n’y comprend rien à la photo, que je me mets même à contre jour, bref qu’ils ont vraiment fait un mauvais choix en me faisant travailler.
Puis je lui explique que j’ai peut-être une idée mais que comme je suis têtu je vais rester à contre-jour. Je demande à mon assistant de sortir la plus grosse boite à lumière que nous avions avec nous, l’octa Rotalux Elinchrom 135 !
(au moins j’en impose, même si la direction pense à cet instant que je fais toujours n’importe quoi)

Je fais quelques tests d’exposition en appuyant sur tous les boutons de mon appareil, comme si je jouais à la Playstation.
Je place le flash à fond de puissance (pour en imposer grave !), droit face au soleil, en le défiant dans les yeux ! (aie)
En triturant mon appareil je me suis retrouvé à une focale de 24mm (sur un Full Frame), et à 1/200 et F/5.6, coup de bol ça fonctionne !
La lumière douce émise par la grosse Octa, permet de déboucher l’ombre du soleil et là on arrive à une teinte, une texture qui séduit la direction, placée toujours derrière moi. Je lis sur son visage qu’elle est rassurée.

Je continu à lui expliquer que maintenant je ne sais pas comment ranger, ni éteindre mon matériel, je vais donc lire la notice.

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

Le premier conseil est d’acheter un flash. Des piles, ou une rallonge. Et de te mettre sur le bord de la route pour faire croire aux automobilistes que tu es ROBOCOP !
Plus sérieusement, ( et non c’est pas une connerie ) j’ai débuté avec un projecteur de chantier et un KEN (le mec de Barbie).
Le projecteur est une lumière fixe, et en y mettant un calque devant ou des volets en carton j’ai pu observer l’effet sur ce bellâtre en plastique.
Mon conseil est d’essayer de voir la lumière avant même de monter quoi que ce soit. C’est plus formateur que de flasher à tâtons. La lumière continue et un sujet fixe sont de super outils.

Un dernier mot pour la fin ?

Restez passionnés! J’entends par là ne vous fixer pas des objectifs trop élevés qui vous feront oublier ce que vous aimez dans la photo.

Merci Philippe et bonne chance pour la suite :)

La Terre est Beuleu comme une orange

Ecrit par Pitcher le 7 avril 2011
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Je détourne ces vers de Paul Eluard, dans un modeste hommage à un  ami artiste-photographe dont le travail me passionne et me touche: Baptiste Llobell, alias Beuleu (voici son site web)
J’espère que l’allusion lui plaira, lui qui aime tant le surréalisme et dont les images sont de véritables métaphores poétiques.
Et je le laisse se présenter dans un court autoportrait, car il le fera avec beaucoup plus d’esprit et d’imagination que moi….

Qui es-tu Beuleu? Tu as carte blanche pour te présenter dans un autoportrait, raconte-nous tout…ou presque ;-)

Je dirais que Beuleu est un « artiste en construction ». C’est un peu prétentieux de commencer comme ça en utilisant le mot « artiste » non ? Mais en même temps c’est le mot approprié me semble t-il car je ne suis ni photographe, ni professionnel de l’image.
« En construction » parce que je débute dans cet exercice qu’est le photomontage et aussi parce que je pense que les images que je crée sont le point de départ d’une nouvelle évolution personnelle.
Pourquoi « Beuleu »? C’est un mélange d’adulte et d’enfant. « Adulte » car BL sont mes initiales qui me servent dans la vie et mon travail de tous les jours et « enfant » parce que la prononciation première de BL c’est « Beu-Leu ». Aujourd’hui j’utilise Baptiste Llobell même si j’hésite encore entre devenir adulte ou bien rester un grand enfant dans l’âme et dans mes images. Preuve encore que je suis en « construction ».

En parlant d’autoportrait, on voit beaucoup de self dans tes images. Des mises en scène de toi que je trouve très réussies car elles ne sont ni « Mennen » ni « Mister Bean »… Ce n’est pas un exercice trop périlleux?

Merci pour l’appréciation. Pour tout dire, je ne crois pas être suffisamment sculptural pour faire du « Mennen » ni suffisamment atypique pour faire du Mister Bean burlesque. Pour autant j’assume mon cote ordinaire.
Dans les autoportraits, j’essaye de raconter une histoire, de mettre le spectateur devant une situation face a laquelle il pourrait se dire: « ah ouais, moi aussi j’ai vécu ça comme ça! » (Je pense notamment à l’image « gonflé a bloc pour débuter la semaine…« ).
Finalement le personnage physique n’est pas la clef de voûte de l’image.
Le côté périlleux tient dans le fait d’accepter de se voir soi-même en photo, mais on finit par s’habituer je crois.
Pourquoi toujours du « self » en photo? Par facilité technique je suppose et aussi tout simplement parce que je n’ai jamais essayé de photographier quelqu’un d’autre à ma place… mais j’espère pouvoir le faire un jour.

L’introduction du strobism dans tes photos : Depuis quand ? Et pourquoi ?

A vrai dire, je découvre le terme « strobism » en même temps que je lis la question.
Merci d’en avoir donné la définition dans une des rubriques de votre blog, sans quoi j’aurais été perdu.
Comme bon nombre de photographes j’ai rapidement noté les ombres disgracieuses liées à l’utilisation du flash interne de l’APN et j’ai donc tout aussi rapidement décidé d’acheter mon flash extérieur.
Les premières utilisations étaient toutes simples: orientation du flash sur le mur de gauche, de droite ou encore sur le plafond pour faire réfléchir la lumière.
Sur mes dernières images, je l’utilise en déporté, à distance pour créer une source lumineuse évidente dans mon image. C’est capital pour moi car cette source est très souvent le point de départ de lecture de l’image vers lequel j’essaye d’emmener le spectateur.
Ce qui est intéressant avec cette technique c’est que l’on peut créer une source de lumière là ou l’on veut. Pour un fainéant comme moi qui fait le plus souvent ses prises de vue en intérieur, c’est parfait.
Je ne cacherais quand même pas qu’il y a une grosse part de retouche numérique par la suite.

Tu peux nous parler du matériel utilisé ?

Coté équipement, je possède un reflex numérique Nikon D80, équipé la plupart du temps d’un objectif trans-standard AFS Nikkor 18-70 – 3,5-4,5.
J’ai également un 50mm que j’utilise assez peu.
Coté lumière, c’est un flash SB600. Je dois dire que cette association me satisfait bien pour le moment.
Que dire de la gestion de la lumière ? A vrai dire, c’est très souvent au feeling.
Je fais beaucoup de prises de vue et quand le résultat au dos de l’APN me plaît, je m’arrête, je transfère sur mon ordinateur et c’est partit pour le montage.
Je ne cherche pas à tout prix l’effet de style qui marquera techniquement mon image.
D’une part parce que je ne sais pas faire et d’autre part parce que je cherche à interpeller autrement avec une lumière au service de l’image.

Toujours un gros travail de post traitement sur tes photos , avec quels logiciels travailles-tu principalement ?

En effet, le post traitement représente la plus grosse partie de mon travail.
C’est aussi le plus amusant. Le plus excitant étant la phase de recherche d’idées.
Bref, revenons à la question ! Je travaille exclusivement sous Photoshop CS4 pour le montage de l’image et c’est déjà pas mal parce que je suis très loin d’avoir exploré toutes les possibilités et pourtant croyez bien que j’y passe pas mal de temps.
Détourage, colorimétrie, assemblages, « effets spéciaux » réalisés à l’aide de tutoriels trouvés sur Internet sont une partie des options que j’utilise. Ensuite je retravaille la lumière sous Lightroom2 la plupart du temps.

Quel genre de photos préfères-tu faire ?

Ce sont les photos montages, un peu surréalistes qui racontent une histoire.
J’essaye de faire d’une scène qui peu sembler banale ou anodine à première vue, une histoire qui ne laissera pas le spectateur indifférent… je dis bien « j’essaye » parce que je n’arrive pas toujours au résultat escompté.
J’essaye également de faire appel à une part de rêve que nous avons tous en nous et qui va interpeller le spectateur. Enfin, j’essaye de rester simple et de ne pas compliquer le montage ni la lecture.
Un dernier mot peut-être, il y a souvent de la mélancolie dans mes images parce que c’est un sentiment qui m’inspire plus et que je trouve moins difficile à susciter que le rire par exemple.

Quels sont les photographes, ou plus généralement les artistes, qui t’inspirent le plus ?

Honnêtement, je ne connais pas vraiment la photographie, d’ailleurs mon travail photographique s’arrête à de simples prises de vue.
Par contre, j’ai toujours dessiné, fait de la peinture, exploré mon coté créatif depuis tout petit et j’ai fini par découvrir l’histoire de l’art par le biais d’un professeur passionné durant mes années de lycée.
Beaucoup d’artistes en tout genre m’inspirent. Pour n’en citer que quelques-uns : René Magritte, Salvador Dali, Paul Auster, Marc Antoine Mathieu, Véronique Sanson et puis des « rêveurs d’images » pour reprendre l’expression d’Alastair Magnaldo : Ben Goossens, Erik Johansson, Peter Cakovsky.

Ta belle inspiration…où la puises-tu ?

On dit que les images témoignent de l’état d’esprit dans lequel on se trouve au moment où on les crée.
Elles sont liées à une humeur, qui, elle même étant liée à un livre que l’on vient de lire ou à de la musique que l’on vient d’écouter, est par définition changeante.
C’est de là que vient l’inspiration, de l’humeur du moment donc tout est source d’inspiration.
Certains ont qualifié ma galerie « d’inventaire à la Prévert ». Pourquoi pas ! Mais à bien y réfléchir, je préfère quand même voir un lien entre toutes mes images et dire qu’elles racontent une histoire.
Toutefois, je ne nie pas le caractère désordonné (plus qu’aléatoire) de mes créations.
Malgré tout, certaines thématiques m’intéressent plus que d’autres, pour l’instant du moins, telle que la place de l’homme dans la société ou son impact sur l’environnement.

Des projets en cours ?

J’aimerais réaliser une série de photos sur la ville de Paris et de façon plus générale je cherche un concept pour allier photos et voyages… je n’ai pas encore trouvé, je cherche mais je suis long à la détente.
Je viens de lancer un site internet et je vais participer à des concours pour présenter mon travail et essayer de le faire reconnaître, qui sait !
Je vais aussi profiter de l’occasion pour dire que j’aimerais faire une exposition ! Où ? Quand ? Comment ? Je n’en sais rien du tout mais je suis ouvert à toutes propositions.

Choisis une photo de ton book que tu aimerais nous commenter

Je vais choisir « Celui qui n’essaye pas ne se trompe qu’une seule fois… ».

Je trouve qu’elle est représentative de ce que je cherche à montrer dans mes images, à savoir « une histoire ».
Cependant, j’aime penser qu’il n’est nul besoin de chercher la véritable explication à toutes les images.
Bien évidemment, je souhaite que mes images parlent d’elles-mêmes.
Par contre, je crois qu’elles sont toujours empruntent d’une part de ma personnalité qui vous échappera, et tant mieux finalement, parce que je n’ai pas envie de me retrouver entièrement à nu.

J’ai réalisé l’image en question à l’époque de la polémique sur les « ROMs » : on pourrait donc y lire l’histoire d’un homme fuyant son pays (symbolisé par ce tiroir sombre), tentant de se diriger vers une terre promise (symbolisée par la pomme dorée) mais qui lutte pour y arriver (lutte symbolisée par le bateau de papier voguant avec peine sur du sable). Cependant, à cette même époque, j’ai également décidé de partir vivre à l’étranger avec ma famille, après moult tergiversations, et le titre de l’image en est le reflet (lire également les paroles de la chanson portant ce même titre).

1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

J’ai utilisé mon Nikon D80 équipé de son fidèle trans-standard AFS Nikkor 18-70 – 3,5-4,5.
Chacun des éléments de l’image a été flashé avec une lumière venant de la gauche : soit naturellement en extérieur (le mur et le personnage), soit en faisant rebondir le flash vers un mur blanc.
Il y a ensuite quelques gradients Photoshop.

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

Désolé mais je n’ai pas la moindre idée des réglages utilisés.
Je fonctionne souvent au feeling, je fais beaucoup de prises et je n’y connais en fait rien à la science des réglages.
La seule chose que je souhaitais pour cette image, c’était une source de lumière éclairant la scène comme un rayon de soleil filtré à travers un trou dans le but de confiner l’espace, un peu comme si le tiroir était lui-même à l’intérieur d’un autre tiroir.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

A vrai dire, les mêmes difficultés que pour la plupart de mes images, à savoir : comment bien assembler toutes les photos et comment modifier leur éclairage ainsi que leur colorimétrie pour rendre l’ensemble cohérent ?
Cela prend beaucoup de temps et j’avoue passer de mauvais moments parfois quand je me rends compte qu’un tel élément ne s’accorde pas du tout avec tel autre élément.

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en postproduction sans pour autant nous dévoiler tes secrets ?

Si secret il y a, ce n’est certainement pas dans la technique.
Je pense que n’importe qui peut trouver un tutoriel intéressant et bien fait sur Internet (même si il est vrai qu’un bon tri est souvent nécessaire).
Il faut surtout de l’envie, du temps et de la patience. Le secret se résumerait donc à ca pour moi !
Et puis je pense aussi qu’avant de se lancer dans la postproduction, il faut bien réfléchir à ce vers quoi on veut se diriger pour rester cohérent : personnellement, je dessine mes idées au préalable…j’imagine les couleurs, les lumières… c’est un processus assez long.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui ?

Je me remets facilement dans l’état d’esprit du moment où je l’ai construite, c’est donc difficile pour moi de prendre du recul et d’analyser cette image.
Néanmoins, je remarque toujours plein de défauts après coup et puis je suis souvent assez éloigné de l’idée de départ (même si j’ai passé beaucoup de temps à la penser, c’est souvent moins sombre et moins grave que l’idée originelle).

Par contre, au niveau de la composition, j’ai rarement envie de changer les choses.
En fait, j’ai envie de vous retourner la question maintenant que je vous en ai donné l’explication, donc : que pensez-vous de cette image ? Quelle histoire vous raconte t-elle ?
On dit qu’on en apprend souvent beaucoup sur soi-même au travers du discours des autres, pas vrai ?

Quels sont tes conseils à tous ceux qui débutent dans la photographie ?

Amusez-vous, garder votre âme d’enfant et la créativité qui va avec…c’est ainsi que vous changerez votre regard et celui des autres sur le monde et que vous resterez libres.

Un dernier mot pour la fin….

Merci de vous être intéressé à mon travail, merci pour l’entrevue et merci de m’avoir lu.
Je vais quand même essayer de finir sur une phrase ‘choc’ comme cela se fait de temps en temps.
Un ami m’a un jour dit : « arrête de rêver ta vie et vis tes rêves »…  je crois bien qu’il a raison !

Merci Baptiste, pour tes belles images, et pour tes réponses pleine de philosophie et de poésie (et de mystère un peu aussi ;-) ).
On te souhaite bon vent pour tes projets futurs!….

Soyez sages ;-)
Pitch’

Interview: Yus Prinandy

Ecrit par BKsR le 2 avril 2011
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Beaucoup de personnes considèrent la photo-manipulation (ou photo-montage) comme une technique très éloignée de la photographie.
Mais ils oublient que, dans le milieu professionnel, l’assemblage photo cache très souvent un travail où la prise de vue et la gestion de la lumière sont à la base de tout.
Yus Prinandy, photographe-designer professionnel, nous démontre toute la complexité de ce boulot où rien n’est laissé au hasard.
Je vous invite à visiter son Flickr ainsi que son blog où quelques uns de ses travaux sont visibles (il travaille très souvent sur des projets comportant des droits de diffusion très restreints, l’empêchant de publier l’ensemble de ses compositions).
Et comme nous aimons vous faire un peu voyager, je vous propose de partir pour cette interview à Jakarta, en Indonésie.

Bonjour Yus. Peux-tu en quelques lignes te présenter et décrire ton parcours dans la photographie?

Nom: Yus Prinandy
Pseudo: Yuzz the Macious
Lieu: Jakarta – Indonésie
Profession: photographe professionnel et artiste numérique, Designer Produit à temps partiel, Designer graphique & Illustrateur à temps partiel.

Mon expérience:
- J’ai travaillé comme DOP (Directeur de la photo) pour certains films documentaires au Canada.
- J’ai reçu quelques prix en photographie et en imagerie numérique en Indonésie.
- J’ai eu l’occasion de faire partie d’un jury pour certaines compétitions photo.
- J’ai donné quelques cours lors de séminaires sur l’imagerie numérique.
La plupart du temps je shoote des modèles à des fins commerciales, mais pendant mon temps libre j’ai quelques projets personnels.
J’ai toujours travaillé mes photos sur ordinateur.

La Technique Strobist : Depuis quand ? Et pourquoi ?

Si vous considérez que le Strobist est l’utilisation de l’éclairage artificiel déporté, on peut dire que j’utilise cette technique depuis environ 10 ans car je travaille en studio la plupart du temps.
Mais si nous nous limitons à l’utilisation de flashs de reportage déportés alors ça fait depuis 2005…. A cette époque je n’avais aucune idée de ce qu’était le strobist. Je travaillais la lumière de mon flash en utilisant des modificateurs faits maison (bol beauté et boîte à lumière).
Je me souviens encore avoir fabriqué un boîtier étanche pour mon Nikon D70 en 2006 en utilisant un tupperware en plastique et ajouter une bouteille minérale pour mon flash SB le tout relier par un câble de synchro. J’ai shooté un modèle à 2 mètres de profondeur dans une piscine et le résultat a été affiché lors d’une exposition photo.

Pourquoi j’utilise la technique Strobist?
Pour contrôler l’éclairage. Pour chaque photo que j’ai faite, j’ai toujours décidé d’utiliser un éclairage artificiel répondant à mes attentes.
Dans mon travail de composition des images, un schéma d’éclairage logique est toujours nécessaire. Par exemple si l’on veut faire une scène de jour, en studio je dois simuler cet éclairage… Pareil pour les scènes de nuit où je rajoute par exemple des gels bleutés sur mes flashs.
De plus, l’utilisation de flashs coûte moins cher que l’éclairage studio et c’est plus pratique à utiliser.

Quel matériel utilises-tu principalement?

Appareils photo: Nikon D200, Nikon D300S, Canon 5D MkII (avec une multitude d’objectifs)
Format moyen: Digiflex Horseman II avec Phase One P 20 Digital – je loue parfois des appareils avec des spécifications plus élevées pour certains projets.
(J’adore ce Digiflex parce que je peux l’utiliser avec mes objectifs Nikkor)
Eclairage: Flashs: SB 800, SB 80 DX, SB 28, YN560
Eclairage Studio: Broncolor Pulso G avec Verso Power Pack, Broncolor Minicom série, VISATEC Solo série, Visatec Logos Series.
Déclencheurs: Yong Nuo RF 602 (j’ai revendu mes Pocketwizards parce que c’était trop volumineux)
Modificateurs: Parapluie blanc, argent, bol beauté, boîte Octogonale, softbox, stripbox, des réflecteurs standard avec nids d’abeilles et barn-doors.
Certains d’entre eux sont fabriqués en Chine, achetés sur Ebay, et j’ai modifié leurs supports de flash pour qu’ils s’adaptent aux miens.
Informatique: 24 pouces Imac, PC Intel Pentium, MacBook Pro
Tablette: Wacom Intuos 3 & 4 taille A4

Quels logiciels utilises-tu pour retoucher tes photos ?

- Capture One Pro 5.1.2 pour capturer les photos en RAW
- Photoshop CS 3 et CS 5 pour le traitement
- Photomatix pour les effets HDR

Quel genre de photo aimes-tu faire en général ?

Les photographies populaires, faciles à apprécier comme toute photographie commerciale en général.

Quels sont les photographes qui t’inspirent le plus ?

- Aries Chong, photographe de rue qui m’a appris cet art (étonnamment, il utilise encore l’argentique).
- Eugenio Recuenco pour les ambiances.
- Erwin Olaf pour les idées bizarres.
- Jim Fiscus pour les couleurs et les tons.
- Jill Greenberg pour l’aspect commercial.
- Dave Hill pour les techniques de post-traitement.
- Zack Arias pour sa simplicité et son dévouement…

Où puises-tu ton inspiration ?

- la plupart du temps sur Internet … Il existe tellement de sites consacrés à photographie que j’adore.
- Le magazine photo Luerzer’s Archive.

Des projets en cours?

- Des photos pour des campagnes commerciales
- Des clips musicaux

Choisis donc une photo de ton book que tu pourrais commenter et analyser pour nous.


1. Sur cette photo quel est le matériel utilisé et quel est le schéma d’éclairage choisi ?

Pour le modèle j’ai utilisé 4 lumières Visatec, 2 stripbox pour la lumière d’arrière plan (j’utilise tout le temps de la lumière d’arrière plan car elle m’aide lors du détourage pour l’incrustation sur mon fond). Pour les photos des objets rajoutés, je fais rebondir la lumière des flashs au plafond la plupart du temps, sauf pour celle du sandwich qui a été prise avec un striplite (sorte de boîte à lumière mince et longue).

2. Quels sont les réglages de ton appareil photo et de tes flashs et pourquoi avoir choisi ces réglages en particulier ?

Pour composer, je suis toujours à 100 ISO, vitesse d’obturation 1/250, F/5,6 ou plus (j’utilise ici F/11) pour obtenir la netteté et les détails. Et pour l’objectif j’utilise un 50mm ou plus pour éviter la distorsion.
Le réglage des flashs dépend du réglage de l’appareil photo, avec F/11 et ISO 100, il est difficile d’obtenir la puissance de flash souhaitée, c’est pourquoi j’utilise des flashs de studio de temps en temps. Par contre je n’utilise jamais de flashmètre. Je n’ai confiance qu’en mes yeux pour évaluer le résultat sur l’écran LCD de mon réflex.

3. Quelles difficultés as-tu rencontrées pour faire cette photo ?

Comme vous le savez dans ce genre de montage, le travail est long car vous devez découper et traiter tous les sujets un par un. Je travaille avec des centaines de calques sous Photoshop.
Pour information, cette photo a pris un jour entier de post-traitement.

4. Peux-tu nous parler du traitement apporté en post-production ?

Eh bien en fait, vous pouvez voir la vidéo des étapes du traitement ici (en format HD).
Mais voici les étapes:
1. En général, je travaille à partir d’une esquisse de représentation
2. Je découpe les photos une par une, puis les retouche séparément
3. J’assemble et corrige l’exposition.
Parfois les idées me viennent plus tard, ce qui m’oblige à prendre de nouvelles photos.
4. Après l’étape d’assemblage, je réajuste et j’équilibre les couleurs, les teintes et la saturation, et travaille sur les courbes, la luminosité et le contraste…
5. Parfois, j’utilise un logiciel HDR pour créer un effet plus surréaliste.. puis je règle l’exposition encore une fois.
Le HDR vous aide à faire ressortir le contraste des couleurs, mais attention de ne pas trop l’utiliser car cela à tendance à rendre la photo comme un dessin animé. En général je place mon image traitée en HDR en mode de fusion « luminosité » et je diminue l’opacité du calque.

5. Si tu devais analyser cette photo d’un œil extérieur et critique, quel serait ton ressenti aujourd’hui?

Ha ha, je ne suis jamais satisfait de mon travail. J‘ai choisi cette photo, non pas parce qu’elle est bonne, mais parce que c’est la meilleure que je peux vous décrire ici et pour laquelle toutes les informations peuvent être livrées sur ce blog.
Sur cette photo, il manque un peu de lumière d’arrière plan sur le côté droit qu’il faudrait que je retravaille sur photoshop.

Si tu avais un ou plusieurs conseils à donner à tout ceux qui débutent dans la photographie en flash déporté, quels seraient-ils ?

1. Commencez avec l’équipement dont vous disposez
Explorez-les un par un, jusqu’à ce que vous les maîtrisiez tous, puis allez plus loin en rajoutant un nouvel élément… ne vous précipitez pas pour acheter du nouveau matos, n’achetez que ce dont vous avez besoin.

2. Soyez créatif avec les équipements
Utilisez des modificateurs disponibles chez vous, comme le miroir, une feuille d’aluminium, tissu blanc, etc.
Lorsque vous pouvez le faire vous-même pourquoi s’embêter à l’acheter.
En faisant un DIY (do it yourself), vous apprendrez comment il fonctionne, et personnaliserez votre matériel en fonction de vos besoins.

3. Soyez un photographe sociable et faites-vous des amis
Faites-vous un groupe d’amis avec qui vous pouvez travailler (il y aura plus de matos et de mains pour aider). Travailler en équipe est moins coûteux et plus efficace car il y a plus d’yeux pour regarder, plus d’idées, plus de retours, de connaissances, d’informations, d’expériences et de projets. Ne vous inquiétez pas des résultats similaires, nous sommes ici pour apprendre … vous vous en souvenez?

4. Apprenez avec les experts
C’est le moyen le plus efficace d’apprendre. Vous pouvez joindre un groupe de photographie sur Internet tel que Flickr Strobist ou un groupe local, ou faire un stage avec des professionnels. Il y a tellement de tutorial sur Internet mais je peux dire que la plupart d’entre eux sont de la merde (oooppps désolé) … Le mieux c’est d’aller pratiquer directement avec des professionnels ou de vous faire votre propre expérience avec votre matériel.

5. Essayez d’analyser les photos des autres
Utilisez vos yeux pour essayer de comprendre les photos qui vous plaisent… Analyser l’éclairage utilisé, les modificateurs et le post-traitement apporté. Et essayez de reproduire cela avec votre matos.

6. Soyez exigeant avec vos photos
Toujours vouloir faire mieux. Croyez-moi si vous regardez les photos que vous avez faites il y a un an, vous verrez qu’il y a beaucoup d’erreurs.

7. La pratique fait progresser
Plus vous utiliserez la technique Strobist, plus vous comprendrez l’éclairage.
Par exemple, la position et la distance du flash donnent des résultats et des effets différents, tout comme l’utilisation des modificateurs, les réglages de l’apn … tellement de chose à combiner pour atteindre un résultat.

Un dernier mot pour la fin ?

Les gens aiment les bonnes photos.
L’équipement et la technique ne contribuent qu’à 20% du résultat…
Le reste c’est l’attitude et l’ambiance!

Merci Yus