Matériel:

Les astuces de Joe la bricole: Le salon du portrait

Ecrit par BKsR le 13 mai 2011
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A peine parti, le voilà déjà de retour… :)
Joe la Bricole fait donc son comeback et nous propose aujourd’hui un nouvel atelier: le salon du portrait.

Il a cette fois-ci refourguer ses fleurs pour un tout autre style de plante et nous propose un petit cours théorique et pratique sur la création d’un clair-obscur.

Laissons donc la parole à cette crapule!!! ;)

Atelier n°2 : « le salon du portrait »

Amis lecteurs assidus de ce blog, Joe vous salue !

Au cours du premier atelier, nous avons vu qu’il est possible de jardiner en studio à moindres frais. Aujourd’hui, ce 2è atelier vous propose de vous confronter à un autre type de plante : le modèle. Vision réductrice ? Sexiste ? Nenni. Que non pas. Et puis un modèle peut aussi être un homme, non mais ! Comme la fleur dans la rosée du matin, le modèle est un être délicat qui, pour révéler sa beauté, doit être abreuvé de lumière. Et c’est bien là que vous entrez en scène en vous posant diverses questions fondamentales :

- Une bonne lumière… combien que ça va donc me coûter encore cette affaire-là ?
- Et comment je la gère, moi, cette foutue lumière ?
- Est-ce que tout se joue à la prise de vue ?
- Quel rôle joue le post-traitement ?
- Où puis-je trouver un modèle ?
- C’est bien beau tout ça, mais je n’ai pas de studio… comment je fais ?

Autant de questions auxquelles cet atelier va tenter d’apporter des réponses tout en vous donnant la possibilité de vous exercer un peu. Bah quoi, pensiez quand-même pas rester là les bras croisés, si ?! Bref, vous aurez une partie théorique et un petit exercice pratique à réaliser pour vous faire la main si vous le souhaitez.
Le salon du portrait… Un titre un brin pompeux me direz-vous. C’est pas faux. Mais voilà, il faut bien attirer le badaud, capter l’attention du chaland, éveiller l’intérêt du flâneur du web que vous êtes. De fait, cet atelier aurait pu s’appeler « portrait de salon ». Voilà qui répond à la dernière question : vous n’avez pas de studio ? Investissez le salon ! Vous n’avez pas de salon ? Déménagez.

ETAPE 1 : faire le plus… avec le moins.

Loin de moi l’idée de retirer leurs lauriers aux professionnels et autres amateurs bien équipés. Il va de soi qu’une belle photo, techniquement réussie, même dans un studio équipé de matériel haut de gamme, demande travail, maîtrise et coup d’œil assuré. Mais alors je le répète : qu’advient-il de nous, pauvres diables ? Comment vaincre cette frustration quotidienne ? Comment dépasser une timidité certaine et se dire « allez, je tente le coup » ?

Pour ce clair-obscur, plusieurs solutions d’une simplicité déconcertante s’offrent à vous :

- 1 flash studio avec softbox/parapluie (compter une 100aine d’€ pour un modèle basique) OU 1 flash cobra (une 50aine d’€ en occasion, câble synchro peut s’avérer nécessaire)avec softbox/parapluie + fond noir en tissu (3€/mètre)
- 1 flash studio avec softbox/parapluie OU flash cobra avec softbox/parapluie SANS fond noir
- une lampe halogène de chantier avec diffuseur/softbox bidouillé

Le kit retenu pour cet atelier :
- flash studio 160W
- parapluie doré
- et c’est tout

Pour me faciliter la tâche, j’aurais pu/dû utiliser un fond noir. Sans ce fond, le post-traitement devient très utile pour la retouche de l’arrière plan disgracieux, même si les éléments perturbateurs sont peu nombreux. Dans ce cas, il vaut mieux être à bonne distance des éléments d’arrière plan et limiter le nombre d’objets parasites.

ETAPE 2 : les réglages

C’est là que ça se complique. Certainement plus que le portrait classique, le clair-obscur – comme le high key ou d’autres techniques – demande un peu plus de doigté : il s’agit de bien placer sa lumière et de trouver la symbiose puissance flash/sensibilité/ouverture pour avoir des zones claires qui conservent le grain de peau sans être surexposées (le temps d’exposition ne joue pas réellement de rôle si vous ne travaillez pas en lumière continue).

Pour ce portrait, mes réglages étaient les suivants :

- flash 160W avec parapluie doré, puissance à 75% :

Placé relativement près du modèle pour éviter une lumière trop diffuse, même pour un post traitement noir et blanc, je préconise le parapluie doré qui, je trouve, révèle un grain de peau que je trouve très agréable et confère même une certaine douceur et même une chaleur à l’ensemble.

- mesure de lumière centrale :

De cette manière, vous pouvez faire la mesure de lumière sur la partie éclairée du visage, ce qui vous aidera à conserver une texture de peau appréciable, à condition bien sûr que la puissance du flash et l’ouverture du diaphragme soient bien dosés !

- iso 200 :

Tout simplement parce que le E-30 révèle un meilleur piqué à 200iso. Si vous bossez en lumière continue, n’hésitez pas à monter à 400iso pour éviter un temps d’exposition trop long et un flou de bouger.

- f13 :

Pour les prises de vue avec flash studio, suivant le nombre de sources et leur puissance, je choisis généralement une ouverture entre f7.1 et f11. En lumière continue, je privilégie les grandes ouvertures : lumière plus douce, profondeur de champ plus libre. Bon, là; j’ai effectivement fermé un peu plus pour m’adapter au flash, un peu trop puissant et proche. Comme quoi…

- 1/200s :

Pour un temps de synchronisation flash correct.

- 35mm (70mm en 24×36)

ETAPE 3 : traiter l’image

Si vous avez réussi vos réglages à la prise de vue, le travail à fournir en post traitement sera minime. Tout ne se joue pas à la prise de vue, mais je pense qu’il est plus intéressant de soigner la base du travail pour que le pos-traitement n’intervienne que pour souligner une ambiance. Avec un peu d’expérience tant à la prise de vue qu’avec votre logiciel de retouche, il devient assez aisé de se représenter le résultat final dès la prise de vue et de préparer son setup de manière optimale pour minimiser le travail en post prod.
Dans ce cas, j’ai simplement appliqué mon réglage « faux noir et blanc parapluie doré à la TD » dans Lightroom. Je l’ai adapté sur quelques points à la photo et ai finalisé avec une retouche sélective de l’arrière plan pour unifier le noir tout en améliorant certains contours du visage. Au niveau des adaptations du réglage de base, j’ai mis l’accent sur les points suivants :

- noirs
- luminosité
- contraste
- courbe
- grain


ETAPE 4 : parfaire la composition

Ceux qui me connaissent savent que je suis un abonné du format carré. Je pense que ce portrait, dans la structure que j’ai choisie, illustre bien ce que le carré peut apporter. Etant donné que le cadrage original ne permettait pas de recadrer directement le carré, il aura fallu compléter l’image, ce qui est assez simple. Le tracé de la structure vous montre que j’ai fait en sorte de m’approcher au mieux de la règle des tiers en plaçant le regard sur un point dynamique de la photo et en dirigeant le regard vers l’angle opposé. Je n’ai pas effectué le tracé mathématique, mais on voit qu’à peu de choses près, on tombe dans la grille !


Les plus important sur un clair-obscur est le dosage des hautes et basses lumières pour ne pas cramer certaines zones, ne pas en boucher d’autres tout en conservant un joli dégradé des zones lumineuses vers les zones sombres.

Pas de solution miracle ici, votre sensibilité et votre goût esthétique joue un rôle de premier ordre ici. Sur une même photo, nombreux sont les traitements possibles. Je ne fais que vous en proposer un parmi tant d’autres.
Si l’envie vous prend de faire quelques essais, la photo originale, brute de capteur, avec toutes ses imperfections et éléments parasites en arrière-plan ainsi que le réglage Lightroom maison sont disponibles en téléchargement.

Si vous voulez vous exercer plus avant avec vos propres photos et si vous n’êtes pas familiers des réglages Lightroom, exercez-vous avec celui fourni ici ou avec certains presets du logiciels (j’ai un faible pour le preset « crème » qui est d’ailleurs la base que j’ai utilisée pour arriver peu à peu à ce traitement perso que j’affectionne particulièrement. Car enfin, il est tellement plus agréable et passionnant de pouvoir donner touche toute personnelle à ses photos !

Eclatez-vous bien !

PS : une question est restée sans réponse… « Où puis-je trouver un modèle ? » Eh bien c’est à vous de voir : famille, amis, connaissances plus vagues, c’est le mieux pour commencer. Après, vous pouvez vous la jouer à la Pitcher et recruter dans la rue, les transports publics et les commerces…

Merci Olivier… heu Joe :)

Les astuces de Joe la bricole: Jardiner en studio

Ecrit par BKsR le 5 mai 2011
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Hier notre ami Joe la Bricole est venu nous proposer un petit article (peut être le début d’une longue série…qui sait… :) ) pour vous présenter les possibilités d’éclairage que l’on peut s’offrir et les rendus que l’on peut obtenir sans pour autant casser votre cochon et vider votre PEL que vous avez mis 15 ans à remplir.
Je vous laisse donc découvrir la première de ses astuces qu’il nous a gentiment préparée.
A noter, tout de même, que derrière ce pseudo (qui m’a bien fait marré) se cache un photographe amateur, passionné et talentueux: Olivier Lemarchand. Je vous invite à visiter sa page Facebook ou son Flickr afin d’y découvrir son travail qui mérite vraiment le détour ;)

Astuce n°1 : jardiner en studio

Alors voilà, le Maître de ces lieux nous balance des chefs d’œuvre à la pelle, nous tartine du génie photographique à chaque post, nous colle des setups de folie avec des idées qui dépotent grave et des maquillages à tomber… et je ne dis pas quand sa comparse – suivez mon regard – y va de sa sélection peinturlurée où l’on cochonne du modèle à qui mieux mieux sans se demander comment on va récupérer le linoleum après-coup (il fallait mettre des bâches, bonhomme, t’aurais eu moins de soucis !). Bref, que pouvons-nous faire, autant que nous sommes, pauvres quidams de la photographie, avec nos boîtiers même pas full frame ? Nous, pauvres hères en guenilles qui lorgnons sur les lumières des pros et qui, une fois revenus à la dure réalité, nous trouvons seuls, perdus, désemparés, un peu honteux même, devant nos lampes de bureau, comment assouvir cependant notre envie de faire quelque chose de passable, de présentable, bon sang d’une pipe en bois ?

Eh bien les gars, vous tombez bien, Joe la bricole va partager quelques astuces avec vous ! Que les possesseurs de 1, 5, et 7D MarkXXV laissent les plus petits se mettre devant, merci. Nous sommes tous restés bouche bée devant ce grand homme de télévision à la coiffure datée lorsque, avec quelques ficelles, un épingle à nourrice et une vielle pille LR6 bâton, il réussissait à réparer un hélico (quand il ne le construisait pas de toutes pièces…), hélico qu’il était bien évidemment capable de piloter ensuite, ça va de soi. Eh bien ce monde peut maintenant s’ouvrir à vous ! Rangez votre coffret dvd ou vos vieilles cassettes de cette série vieillotte, planquez votre manuel des Castors Juniors, tout ceci ne vous sera ici d’aucune utilité.

Atelier du jour : photographier une orchidée en studio avec les moyens du bord.

Quand je dis studio, ça fait aussi partie des moyens du bord : un mur dégagé dans le salon sera suffisant. Et puis quand je dis orchidée, c’est vous qui voyez, ça peut être autre chose, une autre fleur et même un objet si le cœur vous en dit.

Liste de courses :

- un mur blanc ou tissu de même couleur → 0€ à 5€
- un rouleau de scotch (le plus sec et jauni suffira) → 0€ à 0,50€
- une paire de ciseaux (ceux à bouts ronds du petit sont parfaits) → 0€ à 1,50€
- quelques feuilles blanches (ou même des documents du bureau, why not ?) → 0€ à 0,50€
- une vieille lampe (hallogène si possible) (trouvée à la décharge, c’est encore mieux) → 0€ à 25€
- un tabouret ou autre support d’une hauteur confortable (demander à un ami de tenir la l’orchidée) → 0€ à 10€
- une orchidée donc, ou autre fleur ou objet ou petit animal vivant de préférence → 0€ à 15€
- 1 ou 2 flashs studio ou cobra déclenchable à distance OU, moins dispendieux : la lampe halogène de chantier sur pied → 35€ à 500€ (ou plus…)
- un trépied (ou pas), un monopied (ou pas), vos mimines graciles → 0€ à 50€

Bon, forcément, il vous faut aussi un boîtier reflex et un objo, mais bon… Au bas mot, ça vous fait le matos nécessaire pour la modique somme de 35€ si vous arrivez à vous procurer le reste dans vos placards et tiroirs.

Au départ, vous allez tâtonner, ne pas savoir comment positionner quoi, comment régler quoi à quelle intensité et pourquoi, comment, qu’est-ce et toutes ces sortes de choses. Pas d’inquiétude, les essais, la ratés sont un cheminement nécessaire vers le réglage qui vous conviendra, qui vous plaira.

Préparation du setup :

Etape 1 : ciseaux, scotch, papier, lampe de bureau ou autre, halogène (75W suffisent)

Pour éviter que la lumière peu puissance de la lampe en question ne partent dans tous les sens, confectionnez un joli snoot avec quelques feuilles en prenant garde de ne pas laisser trop d’espaces à l’arrière qui ferait perdre de la lumière. Le snoot ainsi bidouillé vous permet de concentrer la lumière sur une fleur en particulier.

Vous me direz qu’avec des flashs derrière, ça va pas apporter grand chose… mais si ! J’y reviendrai ensuite.

Astuce bonus : doubles l’intérieur avec du papier aluminium, ça évitera vraiment la perte de lumière

Etape 2 :

Disposer les autres lumières à proximité du mur, qu’il s’agisse de flashs studio, de cobras, ou de lampes de chantier.

Placer l’orchidée à une distance d’environ 2m du mur pour éviter que la réfraction lumineuse, si elle est trop importante, le vienne grignoter les contours.

Diriger le snoot vers la fleur/détail à photographier, tourner la fleur afin que l’angle de prise de vue se fasse le plus possible face au mur d’arrière-plan pour un blanc homogène.

Ajustez vos réglages pour que l’orchidée soit apparaissent suffisamment éclairée avec un arrière-plan déjà bien blanc (on peut affiner le tout en post-traitement, mais autant avoir quelque chose de propre dès le départ)

Etape 3 : la créativité

Comme je l’ai dit plus haut, la lampe « snoot » n’est pas forcément utile. L’utiliser permet de limiter un effet de transparence en soulignant les détails de la face visible des pétales ainsi que les couleurs et reflets de la texture.

En retirant cette lampe d’appoint, en augmentant (si possible) la puissance de l’éclairage mural ou en rapprochant sensiblement la fleur du mur, vous obtiendrez des effets de transparence, d’ombres et de superpositions qui feront apparaître la matière dans son épaisseur, révélant les nervures de la fleur.

Important : des flashs fonctionnent en synchro avec le boîtier et le réglage qui me semble le plus approprié est 1/200è de seconde, ce qui vous obligera à fermer le diaphragme pour avoir la bonne exposition ou à baisser l’intensité du ou des flash(s) pour utiliser des ouvertures plus grandes et jouer encore plus subtilement sur d’infimes détails

L’avantage de la lampe de chantier est finalement de pouvoir user librement du trio iso/ouverture/temps d’exposition. Si donc vous travaillez de cette manière, le trépied ou monopied deviennent intéressants pour la stabilité sur les temps plus longs et les ouvertures plus grandes : vous éviterez ainsi un flou de bouger ou une mise au point qui se perd dans le vide à cause d’un léger mouvement.

Astuce bonus : la mise au point au live view peut devenir utile pour éviter de vous briser le dos et la nuque, l’oeil rivé dans le viseur !

Etape 4 :

Improvisez et faites-vous plaisir ! Changez le paramètres ! Surexposez ! Sous exposez !

Etape 5 :

Un petit post-traitement bien dosé, et hop, c’est parti !

Voilà, je pense qu’on a fait le tour… je vous laisse avec quelques images illustrant le setup et quelques photos en version brute de capteur à comparer avec la version retravaillée. Comme vous le voyez, il y a un monde. Le principal est d’avoir plus ou moins en tête ce que l’on attend d’une photo et de faire en sorte d’avoir une bonne base à la prise de vue’ permettant une marge de manœuvre confortable.

Matos :
Olympus E-30 (un 4/3, rendez-vous compte, si c’est pas malheureux)
Zuiko 50mm f2 (équivalent 100mm en 24×36)
2 flashs studio 160W
1 lampe halogène 75W

400 iso, 50mm, f2, 1/50s – 2 flashs dirigés vers le mur à faible puissance, snoot sur la fleur

400iso, 50mm, f7,1, 1/200s – 2 flashs à forte puissance sur le mur, orchidée proche du mur

400iso, 50mm, f7,1, 1/200s – 2 flashs à forte puissance sur le mur, orchidée proche du mur

400iso, 50mm, f7,1, 1/200s – 2 flashs à forte puissance sur le mur, snoot sur la fleur pour la texture, orchidée éloignée du mur

Il faut aussi se laisser surprendre : certains résultats sont positivement inattendus en étant plus radical dès la prise de vue. D’autres sont tout simplement à ch**, mais bon, c’est ça le bricolage !

Joe la bricole vous salue !

Merci Joe!! :)

Do It Yourself: le bol beauté by Michael (Déclic and Co)

Ecrit par BKsR le 13 avril 2011
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Après le DIY proposé par mon ami Waylanga, c’est au tour de Michael du site Déclic and Co de nous offrir sa version du bol beauté fait maison.
Simple dans sa conception, Michael nous explique pas à pas comment réaliser ce merveilleux modificateur de lumière avec un coût de fabrication complètement dérisoire.

Merci à lui pour le partage.

Do It Yourself: le bol beauté by Waylanga

Ecrit par BKsR le 22 février 2011
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Il y a quelques jours, mon pote Waylanga (David pour les intimes) m’a envoyé un petit message d’amour où il m’écrivait ces quelques mots passionnés qui m’ont fait complètement chavirer: « … au fait je me suis confectionné un petit bol beauté fait maison… ».
Et après lui avoir demandé quelques photos du montage et des résultats qu’il avait obtenus, j’ai reçu un aperçu du boulot réalisé qui m’ont donné envie d’en savoir plus.
Je lui ai donc proposé de publier un petit tutoriel complet sur le blog et quelques heures plus tard j’avais dans ma boite aux lettres un compte rendu du travail effectué que je livre aujourd’hui.
Avant de laisser la parole à David, j’en profite pour faire un petit coup de pub pour son Flickr que j’affectionne particulièrement.

Aller! Dav’ Gyver! On t’écoute! :)

Salut les aminches!
Bon, dans l’idée, j’ai voulu éviter de débourser une somme importante pour un accessoire dont je n’étais pas sur d’avoir l’utilité. J’ai un peu tourné sur le net pour voir ce qui se faisait, et jeudi dernier, en allant chercher de la sauce aux ceps pour une pâtes party avec des amis, je suis tomber sur une sous tasse en inox (pas au rayon sauce aux ceps pour les pâtes, mais au rayon vaisselle en cherchant un bol pour ma fille…). Je me suis dit « tiens, qu’est ce que je pourrais bien faire avec une sous tasse en inox? ». Ni une ni trois, je l’ai achetée (et j’ai oublié le bol pour ma fille)…

Voilà ce qu’on veut obtenir:


Donc, pour faire ce bol beauté maison vous aurez besoin des articles suivant:
-Une sous tasse en inox = 1 euro
-Un abat jour en alu intérieur blanc ou alu brossé (j’ai pris le blanc!) d’un diamètre de 38 cm (existe en plus petit chez Ikéa) = 14,99 euros chez Ikéa, 19,99euros chez Casto
-Un sachet de tiges filetées diamètre 3 de 20 cm de long, 4 unités = 2,85 euros
- Un sachet d’écrous diamètre 3, 20 unités = 0,90 cts d’euro
-Un sachet de rondelles diamètre 3, 20 unités = 0,60 cts d’euros
-Un cylindre de mousse pour isolation tuyaux de plomberie longueur 1m, épaisseur de la mousse 1 cm = 1 euro
-Une planchette de contreplaqué, ou encore mieux en fer que vous dégoterez dans votre garage (évitez de piquer les ustensiles de madame…très, très mauvaise idée!!)
Total = 21,34 euros
Temps de fabrication: 2 heures 30 si comme moi vous êtes pressés, comptez 4 heures si vous êtes un fou de la clé dynamométrique!

Comment ai-je fait?
Vous prenez l’abat jour et sur la partie arrière vous détourez le rectangle de votre flash cobra. Ceci fait vous découpez sur le détourage pour obtenir le même résultat que sur la photo. Pour découper j’ai utilisé un dremel, mais il y a plein d’autre méthode. Si vous voulez un dremel il faudra débourser 100 euros de plus (sic) mais vous serez l’heureux propriétaire d’un dremel…smile!


Ensuite, j’ai découpé des portions de mousse (3 exactement) que j’ai collé entre elles et sur la plaque de contre plaqué. Comme elles ont une forme cylindrique au départ, je les ai contraintes avec deux pots de peinture lors de l’encollage. Une fois l’ensemble collé, je l’ai découpé en forme arrondie à la taille de l’intérieur de l’abat jour, puis j’ai ouvert l’intérieur à la même taille que la découpe sur l’abat jour. Enfin j’ai fixé l’ensemble à l’intérieur avec de la tige filetée comme sur la photo! Alors vous me direz « pourquoi de la mousse? », parce que la mousse est expansive par nature et qu’elle assure ainsi un bon maintien du flash!


A la fixation, le contre plaqué s’est un peu fendu, d’ou l’intérêt d’utiliser un matériau plus résistant (tiens en écrivant ça, je me dit que du plastique épais devrait aussi faire l’affaire…je me mettrais des claques de ne pas y avoir pensé…en plus on recycle!!)

Enfin et pour finir, j’ai fixé la fameuse sous tasse en inox trouvée au rayon vaisselle sur trois tiges filetées à une certaine hauteur.
Là, je fais une pause, je ne peux pas vous révéler la hauteur exact parce que c’est le fruit d’un algorithme inventé par un de mes ancêtres, et que ce secret est uniquement transmis de père en fils…ou alors j’ai fait ça un peu au hasard…je ne sais plus et puis je suis partiellement énervé de ne pas avoir pensé à un morceau de plastique à la place du contreplaqué…
J’ai ensuite fixé l’ensemble sur l’abat jour, le résultat en photo.


L’ensemble est terminé, vous pouvez ajouter un système de fixation sur le flash, scratch ou autre, je n’en ai pas mis, le mien tient tout seul et éventuellement un système de maintien du bol sur le trépied pour plus de sécurité, à vos méninges donc!


La phase test, le bol est à 1 mètre du modèle:

Sans le bol, flash metz-56 puissance 1/2:


avec le bol, flash metz-56 puissance 1/2:


Sans le bol, flash puissance 1/64:


Voili, voilou, si vous avez des questions n’hésitez pas, je suis franchement content du résultat.
Si l’ensemble du tuto ne vous a pas plu, laissez moi vous ravir le cœur avec un petit poème qui, je l’espère, remportera le concours annuel des poètes paysans de St Jean de Cuculle:

« Mignone, allons voir si le saucisson,
Que j’ai pendu hier au plafond,
n’a point perdu son filet,
ses relents de lac salé
et son gras au votre pareil. »

Oui…je sais…c’est bô, j’en ai les larmes aux yeux!!

Tchô les aminches!

Merci David :)

Cactus Trigger V5: Le test complet

Ecrit par BKsR le 9 janvier 2011
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Je vous avais annoncé, juste avant noël, l’arrivée d’une toute nouvelle version des radio-transmetteurs Cactus Trigger vendus par Gadget Infinity.
La sortie officielle est donc prévue pour le mois de janvier et déjà de nombreux tests sont disponibles sur la toile. Nous n’avons pas encore d’information concernant le prix mais j’imagine que celui ci sera largement abordable comparé aux transmetteurs TTL.
Je vous invite à lire le test complet publié sur le blog Nicolasbphoto de ces prochains jouets pour strobist.

En ce qui concerne les nouveautés, voici ce qu’il faut retenir:
- Portée de 100m
- Fonctionne correctement entre -20°C et +50°C
- Vitesse de synchro supportée jusqu’à 1/1000
- Nouveau système de compartiment pour les piles
- Un seul type de boitier pouvant jouer le rôle d’émetteur ou de récepteur
- Possibilité d’utiliser le trigger comme télécommande pour votre apn
- Nouveau système de déclenchement sélectif afin de commander indépendamment plusieurs groupes de flash

Bonne journée

Comment régler la puissance de votre flash…

Ecrit par BKsR le 4 janvier 2011
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On m’a posé récemment une question que tous les débutants se posent un jour ou l’autre lorsque l’on commence à travailler en flash déporté : « comment fait-on pour trouver le bon réglage de(s) flash(s) lors d’une prise de vue ».
Il existe de nombreuses méthodes, certaines très indigestes, pour arriver à avoir une bonne exposition sans se retrouver avec une zone cramée ou un sujet sous-exposé donnant lieu à des retouches sans fin sous Photoshop afin de rattraper nos bêtises.

Je vous livre ici trois façons de gérer ce problème, trois façons de travailler parmi de nombreuses possibilités. Bien entendu, chaque photographe a sa propre technique pour arriver au résultat souhaité.

Première possibilité : à l’œil

Une méthode bien simpliste avec de nombreuses possibilités d’erreurs de jugement mais que la plupart d’entre nous utilise fréquemment.
Après avoir réglé votre couple ouverture/vitesse de l’apn en fonction de l’exposition de votre fond, on place notre flash, dirigé vers la zone que l’on souhaite éclairer et on fixe une première valeur de puissance… 1/16ème par exemple.
On prend quelques photos et en fonction du résultat obtenu sur notre écran LCD on ajuste la lumière :
- soit en jouant avec la puissance du flash que l’on diminue ou augmente en fonction du résultat
- soit en jouant sur la distance entre le flash et le sujet
- soit en modifiant les paramètres de l’apn.
Dans le cas où vous décidez d’affiner le rendu en jouant sur le couple ouverture/vitesse, trois règles sont à retenir :
- l’ouverture joue sur la luminosité globale de la scène (fond et flash)
- la sensibilité iso joue sur la luminosité globale de la scène (fond et flash)
- la vitesse joue sur la luminosité du fond. Aucune incidence sur la puissance du flash.

Exemple: vous décidez de shooter à 1/125s, F/8, 100iso que vous avez réglé en fonction du rendu que vous voulez avoir  pour votre arrière plan.
Après avoir allumé votre flash et réglé sa puissance à 1/8, vos premières photos vous donnent un sujet sur-exposé (le flash est trop fort). Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour corriger le tir :
- soit on diminue tout simplement la puissance du flash, 1/16, et on refait un test
- soit on éloigne le flash du sujet
- soit on ferme un peu le diaphragme afin de réduire la luminosité globale (et par la même occasion celle du flash). Du coup, votre arrière plan va aussi être moins lumineux. Dans ce cas là, afin de retrouver le rendu souhaité  du départ vous diminuez la vitesse.

Cette méthode prend du temps et comporte des risques d’erreurs mais avec l’habitude, on trouve très rapidement un réglage convenable qu’il faudra surement retravailler en post-traitement.

Deuxième possibilité : utiliser l’histogramme de l’appareil photo

Ah !!! Je vois déjà tout le monde partir en courant rien qu’en entendant le mot « histogramme »… Revenez !! Vous allez voir c’est pas compliqué !!

Comme vous le savez, l’histogramme (présent sur tous les appareils photo) vous donne sous forme de graphique la répartition de la lumière d’une photo. Celui-ci va nous aider à trouver la bonne puissance de notre flash pour éviter soit une sur-exposition ou bien une sous-exposition de notre sujet.
Ici, l’erreur à ne pas faire, est de prendre une photo de la scène entière avec le flash allumé et d’analyser l’histogramme. En effet le graphique obtenu va prendre en compte la lumière ambiante de la scène entière et risque de vous jouer des tours (surtout si vous avez un ciel ultra lumineux).
Non en fait, la méthode est toute bête. Vous allez faire une photo-test en gros plan d’une zone exposée directement par le flash susceptible de cramer facilement (le visage, une zone blanche des habits du modèle, etc). Puis analyser l’histogramme et faire votre réglage en fonction du résultat obtenu.
Je pourrais rentrer dans les détails mais un article de Neil vN traduit par Mélina Barrals explique clairement avec des exemples à l’appui cette méthode efficace.
Je vous invite donc à lire directement cet article ici : Utiliser l’histogramme pour déterminer l’exposition

Troisième possibilité : utiliser un flashmètre

C’est une méthode plus couteuse que certains photographes utilisent pour chaque séance photo et qui donne dans l’ensemble des résultats satisfaisants.
Il existe de nombreux modèles de flashmètre plus ou moins précis avec de nombreuses options de réglage. Mais son utilisation reste la même.
Sans trop rentrer dans les détails techniques, voici comment cela fonctionne.
- Réglez votre apn (iso, vitesse, ouverture) et votre flash (distance et puissance)
- Réglez dans le flashmètre les valeurs iso et vitesse retenues
- Placez la cellule de votre flashmètre au niveau de la zone éclairée par le flash (ex le visage du modèle) dirigée soit vers la source soit vers l’appareil (en fonction du mode utilisé sur le flashmètre) et lancez la lecture. Soit votre flashmètre est relié au flash par un câble synchro et dans ce cas c’est lui qui déclenchera le flash pour le calcul, soit vous utilisez le mode sans câble où le flashmètre va attendre et enregistrer une augmentation de la luminosité par rapport à la lumière ambiante (il faut bien entendu que la puissance du flash soit plus forte que la lumière ambiante… sinon il faut utiliser la méthode avec câble de synchro).
- Après lecture et calcul, le flashmètre vous donnera l’ouverture à utiliser pour avoir une « exposition moyenne ». A vous après de vous adapter en fonction du rendu désiré et de la précision du flashmètre utilisé.

Et vous? Quelles méthodes utilisez-vous?

Bonne journée.

Math

Cactus Trigger V5 en bêta-test

Ecrit par BKsR le 21 décembre 2010
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Gadget Infinity lance enfin son bêta-test de sa toute dernière version de ses très célèbres déclencheurs radio Cactus Trigger.
Peu d’informations encore à leur sujet… aucun prix annoncé, aucune date de sortie mais déjà quelques retours de certains testeurs qui ont eu le privilège d’avoir le matériel entre les mains.

Au niveau nouveautés, un relooking complet et quelques améliorations apportées: distance de réception augmentée, vitesse de synchro supportée un peu plus importante et certainement d’autres choses à découvrir.

Je vous mets ici deux liens vers la présentations de ces prochains joujoux: ici et .

J’en profite par la même occasion pour vous annoncer que les Cactus Trigger V4 sont enfin commercialisés en France (ça évite les commandes vers la Chine) chez MissNumérique. Pour information, le pack émetteur + récepteur est à 39.90euros et le récepteur supplémentaire est à 26.90euros.

Bonne journée :)

Bien débuter sans se ruiner…

Ecrit par BKsR le 24 septembre 2010
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Et si on parlait matos?
Vous souhaitez vous lancer dans la photographie en flash déporté sans être obligé de vider votre compte en banque et manger des pâtes et du riz pendant 3 mois?
Je vous conseille un site: Gadget Infinity
Vous trouverez sur ce site Chinois (Hong Kong) tout le matériel d’éclairage nécessaire pour vous monter votre propre kit d’éclairage mobile ou bien votre studio photo à la maison.
Les prix sont plus qu’intéressants et le matériel proposé est fiable.
Au niveau de la livraison, les colis sont très bien protégés et il faut compter une dizaine de jours avant réception ou trois jours si vous choisissez un envoi par FedEX (attention les frais de port sont beaucoup plus cher et vous risquez de payer une taxe de douane en plus à la réception).

Pour déporter mes flash j’utilise des transmetteurs radio Cactus Trigger V4 que je recommande vraiment. Il sont pas chers (kit 1 émetteur +1 récepteur à 31euros et les récepteurs seuls à 19 euros) et très efficaces, même en extérieur (aucun raté lors de mes premiers essais… environ 300 shoot). Attention, pas de transmission TTL à ce prix là, ce qui signifie que la puissance de vos flashs seront réglés en manuel.
Je vous invite à lire l’article de Mélina BARRALS où elle expose son avis et son retour d’expérience sur ce kit.

Un kit pour bien débuter?
Je vous conseille (c’est ce que j’utilise personnellement en plus d’un Nikon SB-28), un kit complet à 118euros comprenant:
- Un flash Cactus KF36 full manuel qui est la réplique exacte du célèbre mais hélas plus commercialisé Vivitar 285HV
- Un kit Cactus Trigger V4 (1 émetteur +1 récepteur)
- Un parapluie blanc
- Un pied complet pour flash + parapluie

Le Cactus KF36 étant livré avec un mode emploi totalement en anglais, je donne ici un lien vers une version française pour le Vivitar 285HV qui est exactement le même.
Amusez vous bien :)