Tout savoir sur les fonds propres des banques

Consulter nos articles

Pour pouvoir gérer les pertes qu'elles peuvent subir, les institutions bancaires ont besoin de fonds propres en quantité et en valeur qualitative suffisantes en adéquation à la législation européenne en vigueur. En effet, Le Règlement sur les exigences de fonds propres définit les caractéristiques et les conditions y afférentes. Il peut s'agir de l'élaboration de normes techniques réglementaires qui servent à définir les paramètres de qualité qui s'appliquent aux fonds propres réglementaires des institutions. Cette rubrique a pour objectif de mettre en exergue l'importance des fonds propres et leur place prépondérante dans le secteur bancaire.

Importance des fonds propres 

Dans le domaine bancaire, le concept de « fonds propres » tient un rôle majeur non négligeable et conditionne la mesure de la performance et la représentation de la valeur. Il est à noter que les banques utilisent différentes notions de fonds propres (prudentiels, comptables, en valeur de marché, normatifs, etc.) qui divergent les unes des autres.

La notion de fonds propres de banque tient une place prépondérante dans le secteur bancaire. En effet, la banque est un secteur assez réglementé. La norme de fonds propres « prudentiels » vise deux objectifs fondamentaux. En premier lieu, cette mesure permet aux banques de générer et de rentabiliser des fonds propres de manière récurrente. Ensuite, ces fonds propres de qualité permettent de pallier les pertes exceptionnelles et donnent la possibilité aux institutions bancaires de mieux faire face aux crises qui peuvent survenir.

Les fonds propres « normatifs » quant à eux servent à évaluer la rentabilité des différentes unités de gestion et des opérations au sens large. Ces fonds propres normatifs sont généralement affectés de manière « normative » à une transaction afin de mieux mesurer sa performance.

Réglementations qui régissent les fonds propres

La réglementation en vigueur stipule que les banques doivent impérativement approvisionner leurs fonds propres pour pouvoir garder leur solvabilité. Ces exigences sont définies selon un pourcentage d'actifs pondérés. Par ailleurs, les fonds propres de banque sont classifiés en fonction de leur qualité et des risques encourus. À cet effet, ils sont classés en plusieurs catégories.

Les fonds propres de base de catégorie 1 sont définis comme le maillon fort des fonds propres. Cela permet à une banque de rester crédible et de continuer ses activités en toute quiétude.

Les fonds propres de base de catégorie 2 sont plutôt complémentaires. Ces capitaux se rapportent souvent aux remboursements des déposants et des créanciers de rang supérieur en cas d'insolvabilité d'une banque. Ce cas d'insolvabilité est vraiment rare, car ces institutions ont toujours su se prémunir des crises et agir en conséquence. Des analyses de tous les facteurs au niveau macro-économique, et microéconomique permettent d'anticiper les éventuelles crises. Mais l'essentiel selon Cyrille Vernes est de bien « choisir les bons véhicules d'investissement ».

Néanmoins, les banques doivent également tenir compte des différents paramètres comme les risques de crédit liés aux éventuelles possibilités qu'un emprunteur ne puisse honorer ses emprunts et les rembourser à l'échéance prévue. Le risque de marché est également à considérer, car les différentes fluctuations qui s'y rapportent peuvent considérablement influer sur le portefeuille des institutions bancaires. Par ailleurs, les banques doivent adopter une stratégie à long terme. Cette vision est d'ailleurs privilégiée par Cyrille Vernes qui préconise cette politique, ce qui explique en partie le succès de Vernes et Associés.